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Avion radar

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Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'avions de l'armée canadienne et le concept n'est pas militaire. Non ! C'est un surprenant retour en arrière de 12 ans qu'effectue la Sûreté du Québec pour tenter d'attraper les téméraires du volant, mais, cette fois-ci, à vol d'oiseau.

L'idée n'est pas nouvelle et l'utilisation de petits avions, souvent de type Cesna, en location par la Sûreté du Québec, était une pratique plus courante en 1998. Le concept est simple, mais loin d'être aussi performant, en apparence, que les nouvelles technologies de cinémomètre, autant fixe que mobile, et sans comparaison financière avec les radars photo récemment installés.

Sont nécessaires : un avion de location, un pilote civil privé, un observateur aérien, policier spécialement formé qui n'a pas le mal de l'air, et des communications directes avec des intercepteurs policiers bien camouflés permettant de freiner les contrevenants suite à leur identification par l'observateur aérien. Le policier volant détermine la vitesse à laquelle se déplace un véhicule en calculant le temps que celui-ci prend pour franchir une distance donnée. À l'aide d'un chronomètre à bord d'un petit avion, il note le temps que met un véhicule à franchir la distance entre deux marques sur la chaussée.

Si le calcul révèle que le véhicule dépasse la limite de vitesse permise, le processus d'intervention est activé. On parle ici d'un projet pilote de 212 heures de vol pour l'été, qui s'est amorcé lundi dernier dans les régions du Saguenay, de l'Estrie, de Québec et de Laval.

Les frais reliés à la location du petit avion sont modestes, soit environ 200 $ l'heure, contrairement au coût dix fois plus élevé des vols aériens fait avec les hélicoptères de la Sûreté.

Il faudra compter sur la collaboration du ministère des Transports pour repeindre les

triangles jaunes qui servent de points de repère à l'observateur aérien.

DES PANNEAUX PLUS SÉRIEUX

Les panneaux indiquant la présence de surveillance aérienne n'inquiétaient plus personne, car ils ressemblaient davantage à des épouvantails non menaçants sur lesquels les oiseaux se posaient. La crainte de se faire intercepter dans ces zones annoncées sera beaucoup plus grande. Bien que le panneau indique la possibilité d'une opération aérienne, il vous sera presque impossible de savoir si elle se déroule au moment où vous circulerez dans une zone de surveillance à moins de conduire la tête en l'air.

La réglementation oblige encore les policiers à travailler avec des points de repère pour prouver votre vitesse. Cependant, les infractions de louvoiement, de conduite dangereuse, d'avoir circulé sur l'accotement ou de dépassement sur une ligne double ou continue ne nécessitent rien d'autre que les yeux avertis du flic volant !

DONATION NON VOLONTAIRE

Pour les téméraires du volant qui ne respectent pas les autres et qui ne contrôlent simplement pas leur patience dans les zones de construction, dites-vous qu'un oiseau de fer policier vous survole peut-être et que ses petits amis au sol vous transmettront son message, non pas comme un roucoulement ou comme le chant d'un rossignol, mais plutôt comme un message de prudence et de respect de tous sur les routes québécoises.

Le tout, avec un gros numéro dans le haut et l'adresse pour votre donation, non volontaire, pour financer les coûts relatifs à cette vieille et bonne méthode d'intervention qui reprend vie pour sauver d'autres vies.

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