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Invasion de perce-oreilles dans le sud du Québec?

Les forficules trouvent souvent refuge dans les fentes autour des portes et des fenêtres.
© Photo Agence QMI/Mathieu Turbide Les forficules trouvent souvent refuge dans les fentes autour des portes et des fenêtres.

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De nombreux résidents du sud du Québec, particulièrement autour de Montréal, ont remarqué depuis environ deux semaines d'importantes éclosions de perce-oreilles autour de leur résidence.

«On n'avait pas vu ça depuis long-temps. Mais cette année, il y en a par-tout. Il y a des clients chez qui je vais chaque année qui n'avaient jamais de problèmes avec les perce-oreilles et qui en sont infestés cet été», soutient Debbie Barker, propriétaire de l'entreprise Debbie Extermination Expert, qui a des bureaux à Montréal, dans les Laurentides et en Estrie.

Comme le forficule n'est pas considéré comme un «insecte nuisible», les chercheurs en entomologie ne suivent pas l'évolution des populations comme ils le font pour la tordeuse du bourgeon de l'épinette, par exemple.

On ne peut donc pas affirmer avec certitude que les perce-oreilles sont plus nombreux cette année. Toutefois, les nombreux témoignages recueillis -notamment sur les sites de réseaux sociaux -tendent à le confirmer.

Nuisible ou pas ?

Mis à part son aspect que beau-coup considèrent comme repoussant, le perce-oreille ne cause normalement pas de problèmes sérieux. Toutefois, il peut causer certains désagréments.

«Lorsqu'ils sont très nombreux, les forficules peuvent causer des dégâts dans les jardins. Au printemps, ces dommages prennent souvent la forme de jeunes pousses grignotées (par exemple, la rhubarbe), ainsi que de trous dans les feuilles. Plus tard en saison, on peut voir des dégâts sur les pétales de fleurs (souvent sur les dahlias) et, plus tard encore, des morsures dans les fruits», explique l'Insectarium de Montréal sur son site Web.

L'organisme précise qu'il vaut mieux essayer de réduire les populations de forficules plutôt que de chercher à les éliminer.


* Le perce-oreille, qui a été introduit par erreur en Amérique en provenance d'Europe au début du siècle der nier, a maintenant un prédateur. Il s'agit d'une mouche parasitoïde : Bigonicheta spinipennis. Cet insecte originaire d'Europe s'est largement répandu après avoir été introduit au Canada pour tenter un contrôle biologique des populations de perce-oreilles.

* Le perce-oreille doit probablement son nom à une vieille croyance européenne qui s'est largement répandue avec l'insecte lui-même. Selon cette croyance, le forficule pourrait s'introduire dans l'oreille et en ronger le tympan.

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