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Otages de la route

«Le réseau est saturé»

«Le réseau est saturé»
© Agence QMI

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Il n'y a pas mille solutions au problème des embouteillages dans la région de Montréal, selon Transports Québec, pour la bonne et simple raison qu'il y a trop de véhicules sur les routes et que le réseau routier ne peut plus en prendre.

«Le réseau est saturé à un point où seulement un petit changement peut avoir un impact important sur la circulation », reconnaît d'emblée Mario Saint-Pierre, porte-parole du ministère des Transports.

Plusieurs facteurs expliquent la situation, selon lui.

* L'augmentation constante du nombre de véhicules, surtout dans la couronne nord, où il y a jusqu'à 20 % plus d'automobiles et de camions qu'en 1998.

* L'utilisation plus intensive des véhicules : les automobilistes se prêtent les véhicules. On voit le même véhicule plus souvent.

* L'étalement urbain et une croissance démographique constante. Plus de gens habitent de plus en plus loin de leur résidence.

* Les retraités sont de plus en plus nombreux et en meilleure santé, donc ils utilisent davantage leur véhicule.

* Une économie qui a de la vigueur entraîne plus de déplacements, notamment pour le camionnage et les livraisons.

* Le réseau routier est particulier parce que Montréal est une île, qu'il faut donc des ponts, et que le réseau routier circule autour d'un milieu urbain bâti où il est difficile d'améliorer le réseau routier.

Quelle est la solution ?

Le porte-parole du ministère des Transports avoue que les solutions aux embouteillages ne sont pas nombreuses.

«Un jour, dit-il, il y aura moins de travaux...»

Le problème, c'est que ce n'est pas demain la veille qu'il y aura moins de cônes orange sur les routes.

Si 2010 était une année record au niveau des investissements routiers avec 3,5 milliards de dollars investis dans des chantiers, les trois prochaines années demeureront dans le même ordre de grandeur.

Pour 2014, on ne sait pas ce qui nous attend encore.

Nouvelles structures

En théorie, l'ouverture de l'autoroute 30, à la fin de 2012, et du pont de la 25, l'an prochain, devrait soulager le réseau routier.

La 30 donnera enfin une voie de contournement autour de Montréal. Le pont traversant la rivière des Prairies devrait soulager une partie de l'autoroute 40, à tout le moins.

«Ça va soulager, mais jusqu'à quel point ? Peut-être pas autant que les gens le voudraient parce que les camions ne pourront pas tous éviter Montréal», commente M. Saint-Pierre.

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