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Train | Drame

Morts à cause des graffitis

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Trois jeunes de 17 à 19 ans sont morts écrasés par un train sous l'échangeur Turcot où ils s'étaient réunis, semble-t-il, pour fêter et faire des graffitis.

Le tunnel où circulent les trains est particulièrement dangereux, mais les nombreux tags démontrent qu'il est régulièrement fréquenté, surtout la nuit.

Le triste accident s'est produit vers 3 h du matin dans la nuit de samedi à hier. Un train de Via Rail en provenance de Toronto a foncé vers le groupe de cinq jeunes. Les deux survivants ont été hospitalisés pour un violent choc nerveux.

Le site qui longe la rue Notre-Dame était déjà dans la mire des patrouilleurs du Canadien National (CN) qui y effectuaient une surveillance occasionnelle en raison de la présence de graffitis sur le béton.

Les jeunes n'ont visiblement pas entendu le train qui arrivait à la vitesse de 110 km/h.

Deux des jeunes hommes sont morts sur le coup, le troisième a rendu son dernier souffle à l'hôpital.

Après avoir heurté de plein fouet les jeunes hommes, le train transportant 45 passagers en provenance de Toronto a effectué un freinage d'urgence pour s'arrêter plusieurs centaines de mètres plus loin.

Il a fallu au moins deux heures avant qu'un autobus ne vienne chercher les voyageurs et les emmener à la Gare Centrale.

Des bouteilles et des cannettes de bière éparpillées et des bombes aérosol se trouvaient près des lieux de l'accident.

Le drame désole la directrice aux affaires publiques du CN, Julie Sénécal, qui confirme que l'endroit, comme tant d'autres à Montréal, était connu des patrouilleurs de l'entreprise ferroviaire.

«Pas facile d'être partout»

«La patrouille surveillait ce lieu-là, car il y avait des graffitis, donc des gens y circulaient. Mais ce n'est pas facile pour nous d'être partout ».

Mme Sénécal rappelle qu'il est difficile pour le CN de surveiller ses 30000 km de voies ferrées en Amérique du Nord.

On n'accède pas facilement sur les lieux de l'accident, un endroit particulièrement prisé des graffiteurs.

Du côté nord, un haut mur de béton de plusieurs mètres en bloque l'accès, et du côté sud, un muret de protection, un terre-plein et cinq voies de circulation automobile découragent les passants de s'y rendre à pied.

Quelques mètres plus loin, entre deux murs de béton, on trouve une clôture qui empêche les voitures de s'y aventurer.

Tout indique que les individus ont traversé les nombreuses voies à pied avant de trouver la mort sur le rail.

«On pose des clôtures, mais les gens les coupent, poursuit Julie Sénécal. On installe des panneaux d'avertissement, mais rien n'y fait.» s'est-elle exclamée.

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