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Énvoyé de TVA Nouvelles en Égypte

Richard Latendresse arrêté et détenu

L'envoyé spécial de TVA Nouvelles au Caire, Richard Latendresse, a été détenu pendant environ trois heures.
© Agence QMI L'envoyé spécial de TVA Nouvelles au Caire, Richard Latendresse, a été détenu pendant environ trois heures.

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L'envoyé spécial de TVA Nouvelles au Caire, Richard Latendresse, a été détenu pendant environ trois heures par les militaires égyptiens.

Le journaliste était près de plusieurs milliers de partisans du président Hosni Moubarak retenus par l'armée quand il a été mis sous arrêt.

«J'ai fait l'erreur de prendre une photo», explique-t-il.

Résistant à son arrestation, les soldats l'ont quelque peu malmené avant de l'emmener dans un poste improvisé.

«On m'a confisqué mon passeport, mon appareil photo et mon cellulaire», raconte-t-il.

Dans sa cellule au sol de terre battue se trouvaient un autre détenu, qui n'avait rien à voir avec le milieu médiatique, et des vêtements déchirés par terre.

«Si vous sortez, les manifestants vont vous égorger»

Richard Latendresse a demandé à plusieurs reprises les raisons de son emprisonnement.

«La seule réponse que j'ai eu pendant trois heures, c'était: on vous garde pour votre sécurité, si vous sortez, les manifs vont vous égorger.»

Mais selon lui, les raisons de sa détention sont toutes autres.

«On ne veut pas que les journalistes prennent des photos, qu'ils filment ce qui se passe, estime-t-il. On ne veut pas montrer qu'il y a de la répression.»

Il a également subi un interrogatoire d'une quinzaine de minutes sur les raisons de sa présence au Carie et sur les motifs qui l'ont poussé à prendre une photo et à décider de rester en Égypte.

Des soldats désolés

Malgré les circonstances, certains militaires se sont montrés assez sympathiques à la cause de l'envoyé spécial de TVA Nouvelles, qui s'est même vu offrir une orange par un gardien.

Un autre lui a demandé d'où il venait. «Quand j'ai dit que j'étais Canadien, on m'a dit: "Welcome, sorry" (Bienvenue, désolé).»

Se disant «un peu tendu, mais heureux», Richard Latendresse a craint pendant un moment que cette fâcheuse situation ne s'éternise. «Je me suis posé des questions, en me disant, ça va être long», se souvient-il.

C'est surtout l'idée de sortir de prison une fois le soleil couché qui l'inquiétait. «La dernière chose dont j'avais envie, c'était de faire toute la distance entre ma cellule et mon hôtel, raconte-t-il. Dans la nuit, on peut rencontrer n'importe quel voyou.»

Il s'agissait de la première arrestation de Richard Latendresse.

Les journalistes harcelés

La situation de Richard Latendresse n'a rien d'exceptionnelle. Depuis mercredi, des dizaines de journalistes ont été arrêtés, harcelés, voire même battus.

Les forces de sécurité ont même dû repousser une foule hostile aux abords de l'hôtel Ramses Hilton jeudi, là où résident de nombreux correspondants étrangers, dont l'équipe de TVA Nouvelles.

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