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Violence conjugale

«Mes enfants sont fiers de moi!»- Érick Rémy

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Au pire de sa crise conjugale, Érick Rémy était loin de se douter qu'il donnerait un jour des conférences pour inciter d'autres hommes à dénoncer la violence.

«Jamais je n'aurais dit publiquement que j'avais subi de la violence si on ne m'avait pas posé la question. Ça peut jouer contre ta carrière, mais il faut le dire pour que d'autres gars parlent», raconte celui qui va même jusqu'à offrir des conférences sur la violence conjugale aux organismes qui traitent de cette problématique.

«C'est touchant de voir des grands gars costauds qui viennent te dire qu'ils vivent ce que tu as vécu», confie Érick Rémy.

Peu de ressources

Le journaliste et animateur déplore le peu d'aide consacrée aux hommes qui vivent de la violence dans leur couple.

«Ces gars-là se font encore dire : T'as juste à lui en sacrer une ! C'est loin d'être une solution, croit-il. En plus de répliquer alors que t'es pas violent, tu peux te faire accuser toi-même de violence. Le système est encore mieux préparé pour aider les femmes.»

Aujourd'hui, ce père de deux enfants est heureux en couple. «Et mes enfants me disent qu'ils sont fiers de moi !», confie-t-il.


La violence en chiffres

* 82 % des victimes de violence conjugale sont des femmes

* La majorité des victimes ont entre 18 et 29 ans

* Dans 43 % des cas, les victimes ont été blessées

* 3 % des victimes ont subi des blessures graves ou mortelles

* 69 % des cas de violence conjugale impliquent les deux conjoints

Source : Ministère de la sécurité publique, statistiques 2009 sur la criminalité commise dans un contexte de violence conjugale au Québec - Straus 2008.

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