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Terre sans frontières

Un abbé fait tirer au sort des Mercedes

Robert Gonneville dans le Cessna 206 d'Avion sans Frontières au-dessus de la jungle du Congo.
©AVF Robert Gonneville dans le Cessna 206 d'Avion sans Frontières au-dessus de la jungle du Congo.

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L'abbé Robert Gonneville a compris assez tôt dans la vie que pour financier une organisation humanitaire comme celle qu'il dirige depuis 30 ans maintenant, il faut maîtriser les rudiments du capitalisme.

Le nerf de la guerre, lorsqu'on veut mener des missions humanitaires aux quatre coins de la planète, c'est l'argent.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce frère de l'Instruction chrétienne se promène depuis plusieurs années déjà avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) en poche. Et que, pour financer Terre sans Frontières (TSF), il fait tirer au sort chaque année rien de moins qu'une Mercedes (comme ce sera le cas le jeudi 28 avril), belle preuve qu'il a particulièrement bien compris ses leçons de marketing.

«En gros, on peut dire que nous avons recueilli 100 M$ de toutes sortes de manières depuis 30 ans. On prend d'une main et on redonne de l'autre», raconte l'abbé Gonneville, 67 ans.

Avion sans Frontières

Cet argent sert à financer Terre sans Frontières, un organisme qui appuie une soixantaine de projets humanitaires en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.

L'organisme a aussi donné naissance, il y a 25 ans, à Avion sans Frontières (AVF), une branche qui mène des missions à l'aide de monomoteurs Cessna qui survolent la brousse du Congo aux frontières de l'Ouganda et du Soudan.

AVF y transporte missionnaires et médicaments, notamment au-dessus de la tête des terroristes particulièrement bar-bares de la Lord's Resistance Army (Armée de résistance du Seigneur).

«On parle d'individus qui coupent leurs semblables en morceaux et qui transforment les enfants en soldats en leur faisant d'abord tuer leurs parents ou les voisins de leur village», explique Robert Gonneville.

Heureusement, les employés d'AVS ne sont encore jamais tombés dans leurs pattes.

Bien que le financement de Terre sans Frontières n'ait jamais été facile, cette année, pour différentes raisons, la collecte de dons est encore plus ardue.

D'une part, la décision de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) de changer ses règles de financement des organismes complique beau-coup les choses.

Plus difficile

D'autre part, les Québécois ont des finances personnelles plus serrées et cela se perçoit dans leur générosité.

«On vit des années plus difficiles. Nous avons dû laisser partir une dizaine d'employés cette année... Mais on va s'en sortir », confie l'abbé Gonneville, éternel optimiste malgré toute la misère qu'il côtoie.

Le fameux tirage d'une Mercedes n'est pas aussi populaire que d'habitude lui non plus.

À quelques jours du tirage, il reste encore 1 067 billets à vendre sur un total de 3000, ce qui inquiète particulièrement Robert Gonneville.

Ce tirage permet de financer des projets de lutte contre la pauvreté ici même, au Québec.

«Il faudrait peut-être inventer un autre mot pour différencier la pauvreté d'ici de celle dans laquelle nous oeuvrons dans le tiers-monde. La pauvreté, là-bas, c'est l'absence d'eau potable ou d'eau tout court, l'inexistence de soins de santé ou de médicaments, pour ne nommer que ceux-là.»

C'est le 35e tirage de Mercedes de TSF et, sur les 34 gagnants précédents, 32 ont pris l'argent, les 2 autres ont choisi l'auto.

Mercedes à gagner

QUAND: 28 avril

POUR PARTICIPER : 1-877-873-2433

COÛT : 150 $ pour le billet régulier et 175 $ pour le billet TSF+

PRIX

1er PRIX : Mercedes cabriolet E550 d'une valeur de 100 000 $ ou 85 000 $ en argent

2e PRIX : 20 000 $

3e PRIX : 5000 $

4e PRIX : 2 000 $

5e PRIX : 1 000 $

25 000 $ pour le billet gagnant de TSF+

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