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Pâques

Grosse production

Myriam Beaulieu prépare des chocolats à la chocolaterie Les chocolats de Chloé.
©Journal de Montréal/ Serge Forgues Myriam Beaulieu prépare des chocolats à la chocolaterie Les chocolats de Chloé.

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Transformer le tiers de sa consommation annuelle de cacao en chocolat de Pâques. Tel est le défiauquel sont confrontées les chocolateries.

Un rythme de production effréné pour satisfaire à la demande, qui surpasse aisément celle enregistrée à Noël ou même à la Saint-Valentin.

«En une seule journée pendant la période Pâques, les ventes équivalent à une semaine de travail pendant l'été», illustre Stéphanie Saint-Denis, propriétaire de Andrée Chocolats.

Une folie qui frappe également le Musée du Chocolat de Bromont, confirme Michel Bilodeau.

«Nous allons vendre quelque 10 000 figurines, en passant du petit lapin à l'immense coq. Cela équivaut à plus d'une tonne de chocolat.»

La tradition

Au-delà du volume, le type de produits prisé par le consommateur vient également compliquer la donne.

«C'est beaucoup de travail en raison du moulage des petits animaux et des oeufs à la crème. La tradition, c'est important. J'ai suggéré une coquille à une cliente de longue date. Elle a néanmoins insisté pour avoir un lapin. À Pâques, tout le monde redevient un peu un enfant !», rigole Mme Saint-Denis.

Un état d'esprit que l'on tente de partager en initiant sa progéniture aux saveurs qui nous ont réjouis en bas âge.

«Nous sommes ouverts depuis 1940 et avons gardé un style très classique. Plusieurs clients nous disent vouloir transmettre les sensations qu'ils ont euxmêmes vécues», mentionne celle qui a pris la relève de sa mère et de sa grandmère à la barre du commerce familial.

Cet esprit nostalgique est également perçu chez Les chocolats de Chloé.

«Quand nous offrons des poissons en chocolat ; disons que le client est déstabilisé. Les gens sont très attachés à leurs souvenirs d'enfance», affirme Chloé Germain-Fréchette.

Par le fait même, le chocolat au lait demeure très populaire.

«Le noir est plus tendance, mais nous ne sommes pas habitués d'en donner aux enfants. De toutes les fêtes, c'est à Pâques qu'on vend le plus de chocolat au lait.»

Quantité ou qualité?

La compétition dans ce domaine est toutefois féroce, les magasins de grande surface regorgeant de chocolat de Pâques à prix modique.

«J'aimerais que les gens comprennent la différence de prix. Ici, tout est fait de manière artisanale. Chaque morceau est trempé et décoré à la main. On trouve que c'est cher, mais, quand on prend en compte ce que c'est, on voit que ce n'est pas le cas.»

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