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Opinion

Merci

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C'est terminé. La vie politique, c'est comme le hockey. Tu te défonces pour mener tes dossiers à terme. Puis les séries éliminatoires te laissent sur le coin de la rue. Même si tu as gagné toute l'année, les foules n'en ont que pour la Coupe Stanley. La politique est devenue un vaste show de téléréalité. Pure merde.

Voilà le sentiment qui m'habite au fur et à mesure que les résultats se font connaître au Québec. Il ne me reste qu'à dire MERCI du fond du coeur au Bloc et à ses députés pour nous avoir épaulés aux moments les plus terribles de Huntingdon.

Merci pour ce coup de fil de Gilles Duceppe lors de la fermeture des usines alors qu'on pleurait sur notre sort. Merci au Bloc pour ce débat d'urgence à la veille de Noël en 2004. Merci pour avoir plaidé en faveur d'un chèque de chômage avant les Fêtes afin de pouvoir manger dignement.

Merci pour avoir défendu les travailleurs âgés qui avaient été jetés aux ordures après avoir donné toute une vie à l'industrie. Merci d'avoir défendu aussi une autre vision du Canada qui n'avait pas le nez dans le postérieur d'Israël et qui démontrait une compassion envers nos compatriotes palestiniens.

Merci à ma députée Claude De- Bellefeuille qui épousait tous ces petits dossiers de citoyens qui se heurtaient à la machine fédérale ou qui nous représentait si habilement devant l'incompréhension d'un ministre fédéral.

LE PARKING DES FRUSTRÉS

Dans quelques années, on se souviendra du parking des frustrés de l'ADQ, et l'on dira du bon Jack qu'il avait un programme centralisateur. Qu'il nous a courtisés pour

construire sa base. Puis on dira que les revendications du Québec n'étaient qu'au fond une plate-forme parmi tant d'autres.

DES NOBODIES

Pendant ce temps, on aura donné notre confiance à des candidats dignes de Canadian Idol. Des nobodies de la clique de l'Université McGill et de l'Ontario qui viendront nous représenter pendant qu'on ira écraser notre postérieur sur les plages de Cuba avec notre grosse bière. Ne me parlez plus de faire un pays avec le Québec. Le bon peuple ne le mérite pas. Pour faire un pays, il faut une culture politique. Ici, ça n'existe pas.

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