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Attente en santé

Plaidoyer pour les ordonnances collectives

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La réduction du temps d'attente dans le réseau de la santé passe par la multiplication des ordonnances collectives et une meilleure utilisation des ressources infirmières.

C'est, du moins, l'avis de Gyslaine Desrosiers, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

«Avec le vieillissement de la population, le système de la santé doit s'adapter et améliorer les façons de faire», raisonne-t-elle.

Les ordonnances collectives s'adressent à des groupes de personnes ayant un problème de santé similaire. Elles permettent, notamment, aux infirmières de poser des gestes sans que le patient ait à rencontrer un médecin.

Cette pratique permet, entre autres, de libérer les urgences de cas mineurs.

Signe que le concept a déjà la cote dans le milieu, un colloque portant sur les ordonnances collectives réunira plus de 500 personnes à compter d'aujourd'hui, à Montréal.

Éviter le médecin

«Certaines personnes se présentent à l'urgence pour une congestion nasale ou une diarrhée. Sans une ordonnance collective, on ne pourrait pas les réorienter vers une autre ressource sans qu'ils aient vu un médecin», explique Pauline Plourde, directrice des soins infirmiers, au CSSS Pierre-Boucher.

Peu nombreuses, pour l'instant, les ordonnances collectives devraient se multiplier dans les prochaines années, estime Mme Desrosiers.

«Ça ne peut pas se faire en criant »ciseau«, mais je crois que le fruit est mûr», ajoute-t-elle.

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