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Ordonnances collectives | Négos

Les soins avant la paye

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Bien que les ordonnances collectives réduiront sensiblement le nombre d'actes pour lesquels les médecins de famille sont rémunérés, ces derniers refusent de se servir de cette nouvelle réalité pour mettre de la pression sur l'État dans le cadre de leurs négociations salariales.

«Il n'est pas question pour nous de prendre en otage le dossier des ordonnances collectives à l'intérieur d'une négociation», affirme le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), rencontré en marge d'un colloque de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec portant sur ce type d'ordonnances.

«Pour nous, la prise en charge des maladies chroniques est un enjeu très important pour la médecine familiale. Notre système va adapter le mode de rémunération en conséquence. Cette question va bien au-delà de celle de la rémunération si, comme médecins de famille, nous voulons vraiment être capables de faire face à la demande de soins qu'on va avoir dans les prochaines années», insiste ce dernier.

DrGodin admet néanmoins qu'une révision des modes de paiement viendrait faciliter le changement dans la manière de pratiquer la médecine. «La rémunération est un élément presque aussi puissant que les ordonnances collectives. Ça dirige beaucoup le comportement des individus et ça favorise la transformation de la façon de voir les choses.»

Une nécessité

Les ordonnances collectives s'adressent à des groupes de personnes ayant des problèmes de santé similaires et permettent notamment aux infirmières d'agir sans que le patient rencontre un médecin.

Selon le président de la FMOQ, celles-ci sont devenues incontournables en raison de la pénurie de médecins de famille et du vieillissement de la population.

«En 2006, il y avait 1,1million de Québécois qui avaient plus de 65 ans. En 2036, il va y en avoir 2,3 millions. [...] 90 % de ces Québécois vont probablement souffrir d'au moins un problème de santé chronique.»

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