/homepage
Navigation
Opinion

Le mirage du NPD

Coup d'oeil sur cet article

Le NPD de Jack Layton forme désormais l'opposition officielle à Ottawa. La mauvaise nouvelle, c'est qu'une opposition devant un gouvernement majoritaire de Stephen Harper ne peut rien faire. Elle sera complètement impuissante pendant 4 longues années.

Toutefois, à en croire le discours jovialiste de Jack Layton, le soir du vote, on se serait persuadé du contraire. La vérité, c'est que Jack Layton ne pourra s'arrimer avec les demandes de l'Assemblée nationale du Québec. Jean Charest devra mener son combat autonomiste seul, vis-à-vis les imbécillités à venir de Harper. Pourquoi ?

Parce que Layton est assoiffé de pouvoir et qu'il veut être premier ministre en 2015, et que, s'il veut le devenir, il devra nécessairement élargir sa base hors du Québec, et se concentrer davantage sur l'Ontario, la Colombie-Britannique et les Maritimes. Cette expansion essentielle à la prise du pouvoir au Canada devra nécessairement ramener le Québec au niveau d'une simple province, comme les autres.

Ainsi, dans l'éventualité où la Cour suprême du Canada reconnaîtrait la légalité du projet de Harper de créer une seule Commission des valeurs mobilières, avec son siège national à Toronto, que fera Jack Layton devant la position unanime de l'Assemblée nationale ? Lorsque Harper reviendra avec son projet d'ajouter des sièges électifs en Ontario, dans l'Ouest et en Colombie-Britannique, et qu'il diminuera ainsi considérablement le poids de la représentation politique à Ottawa, que dira le parti de Jack Layton, censé «représenter» les intérêts du Québec ? Que répondra Layton lorsqu'on l'accusera d'être à la solde des revendications des gauchistes/séparatistes du Québec ?

Voilà le constat qui nous attend, au cours du prochain mandat. Un véritable pique-nique où les Québécois découvriront le sens du mirage du NPD. Le Québec n'a voté NPD ni en fonction d'un programme politique qu'ils n'ont pas lu, ni en fonction de l'excellence de ses candidats locaux. Non. Ils ont voté pour du n'importe-quoi, pourvu que ce soit du changement. Rien que du changement, et ce, à tout prix.

Commentaires