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Scandale des commandites

Pas de compensation pour Alfonso Gagliano

Alfonso Gagliano
© Archives QMI Alfonso Gagliano

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MONTRÉAL - Les espoirs d'Alfonso Gagliano de toucher 8,5 millions $ en compensation pour son congédiement à titre d'ambassadeur au Danemark se sont envolés en fumée.

La Cour d'appel a en effet maintenu, vendredi, la décision rendue par le juge Kevin Downs, de la Cour supérieure, en juillet 2009.

M. Gagliano réclamait au gouvernement canadien, à l'ancien premier ministre Paul Martin ainsi qu'à l'ex-ministre des Travaux publics, Stephen Owen, une somme totale de 8,5 millions $ pour perte de revenu, préjudice à sa réputation et dommages exemplaires.

Nommé ambassadeur au Danemark en 2002 par Jean Chrétien, M. Gagliano était rentré au pays en disgrâce en 2004, à l'époque du scandale des commandites.

Son nom étant fréquemment mentionné durant la tempête, M. Martin avait alors sacrifié l'ancien ministre des Travaux publics, vers qui tous les regards étaient tournés.

Lors de sa plaidoirie, M. Gagliano, qui se représentait seul, a fait valoir que «son congédiement avait une saveur politique».

L'ancien responsable du dossier des commandites a également avancé que des propos tenus par Paul Martin lors d'un discours à la nation ainsi que des déclarations de M. Owen dans le Globe and Mail lui avaient causé un grand tort.

«Tout le monde a conclu que j'étais coupable de malversations découvertes par la vérificatrice générale. Il n'y avait plus rien à faire», a-t-il argué.

Le tribunal a toutefois fait valoir que la décision de relever un ambassadeur de ses fonctions repose entre les mains du gouvernement et n'a pas retenu les récriminations de M. Gagliano en ce qui a trait aux sorties publiques de ses anciens collègues.

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