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Opinion

La valse des has been

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L'ADQ a tenu son conseil général en fin de semaine à Trois-Rivières en faisant du bashing sur le dos des syndicats et des fonctionnaires de l'État. Voilà un triste refrain connu. C'était quand même ironique de voir Gérard Deltell s'en prendre ainsi à Claudette et Réjean alors que luimême était la figure de proue du syndicalisme lors de l'achat de TQS par la famille Rémillard. Mais bon... pour l'ADQ, le dénigrement de la fonction publique est un discours qui rapporte.

Depuis ce conseil général, on fait grand état de l'ultime union des forces adéquistes avec celle de la coalition dirigée par François Legault. Et pourquoi pas ? Legault sait très bien qu'il est impossible de se constituer un parti d'ici le prochain scrutin général. Il lui faut une chaloupe et l'ADQ pourrait bien représenter le mirage d'un vaisseau amiral intéressant.

Qui sera le chef de cette ADQ renouvelée ? Sûrement pas Legault, dont la carrière politique n'a rien à inspirer. Sans aucun charisme, Legault se ferait manger tout rond par Jean Charest durant la prochaine campagne électorale. Deltell a au moins l'avantage d'être un tribun capable d'exalter sa clientèle. Legault, c'est un gros zéro. Incapable de soutenir un argumentaire simple et pédagogique, il finira par s'enliser dans les sables mouvants d'une campagne ratée et se fera mettre en plaine face son passé de super-ministre aux habits gris de comptable.

Qu'à cela ne tienne, la déclaration phare de ce conseil général

Réagissez

de l'ADQ revient à François Bonnardel qui disait candidement au sujet des femmes : «C'est un défipour notre formation politique d'amener des femmes INTÉRESSANTES». Ai-je bien compris ? Est-ce dire qu'il n'existe pas assez de femmes intéressantes pour l'ADQ ou celles-ci ne démontrent aucun intérêt pour un parti aux valeurs qui ressemblent plus à un club social ?

Si j'étais Jean Charest aujourd'hui, je me régalerais à l'avance du prochain rendez-vous électoral de 2012. Entre deux has been et un premier ministre en fonction dont le combat autonomiste vis-à-vis Ottawa viendra lui redonner du gallon, Charest a l'assurance tranquille d'être reporté au pouvoir sans grandes difficultés. Car pour le peuple, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

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