/homepage
Navigation
Opinion

PKP devrait se méfier

Coup d'oeil sur cet article

Avec les crises successives du maire Labeaume, le projet de Colisée est à la croisée des chemins ou même carrément au bout d'un cul-de-sac qui semble se terminer dans un ravin.

Si j'étais Pierre Karl Péladeau, je commencerais à avoir des sueurs froides. Personne ne peut lui reprocher d'avoir négocié la meilleure entente possible dans l'intérêt supérieur de l'empire dont il a la destinée. PKP est en affaires et veille à ses intérêts, c'est normal. Tous les gains qu'il a pu aller chercher sont évidemment autant de victoires pour ses entreprises.

Mais faire affaire avec un organisme public comme la Ville de Québec n'est pas faire affaire avec le privé. On ne négocie pas avec le public sans être

contraint à certaines règles impératives et un formalisme particulier. Et cette réalité, PKP n'a pas à s'en préoccuper. Cette obligation incombe au maire de Québec et aux élus du conseil municipal. Or, le maire de Québec se fout éperdument de ces règles dont il est -de par la Loi sur les cités et villes -le gardien suprême. Le maire a l'obligation de veiller au respect des lois et à leur application. Il a -encore une fois -failli à cette tâche.

Si j'étais PKP, j'attendrais la destitution du maire Labeaume avant de relancer le projet de Colisée et d'équipe de la LNH. Le maire Labeaume est dangereux pour lui même, ses contribuables et aussi pour ses partenaires. La dernière trouvaille de Labeaume : traiter de «dingues» les juristes de l'État qui soulèvent des arguments de taille pouvant entacher l'entente négociée par le maire avec Quebecor, tout en poursuivant son mépris envers les parlementaires de l'Assemblée nationale.

Labeaume a fait l'objet de mise en garde du sous-ministre des Affaires municipales dans le fiasco Rapaille. Labeaume a perdu sa crédibilité sur la scène internationale en jetant par-dessus bord le Forum des cultures après l'avoir pourtant réclamé. De toute évidence, Labeaume n'a pas les capacités pour mener à terme de grands projets. En l'espace de quelques mois, il aura réussi à détruire son principal engagement électoral de 2009. Si j'étais PKP, je commencerais à prendre mes distances de cet être qui démontre des signes évidents de déroute.

Commentaires