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Grand Prix du Canada

Les racing poupounes en voie de disparition

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Où sont les jupes et les chandails trop courts ? Est-ce la fin de la traditionnelle racing poupoune sur le site du Grand Prix ? Les rutilantes bagnoles sont toujours là, mais les jolies hôtesses ont troqué le «chandail bédaine » contre des tenues plus sobres.

Jeudi midi, rue Crescent, une foule compacte essentiellement composée d'hommes au sourire béat se délecte de l'ambiance festive.

Sous un soleil de plomb, des hommes en veston-cravate se transforment en paparazzi le temps d'une heure de dîner.

Un cellulaire à la main, ils s'empressent de croquer quelques clichés de jeunes filles engagées pour mousser la promotion du Grand Prix du Canada.

Mais les traditions semblent se perdre... Qu'est-il arrivé à ces filles trop sexys légèrement vêtues?

«Il y a un shift sociétal», observe Mélissa Lessard, directrice du Marketing pour Budweizer, principal commanditaire de l'événement. La jeune femme s'occupe notamment des quatorze jeunes femmes que l'on appelle les «Bud Girls», un travail qu'elle a déjà fait dans le passé et qui change pour le mieux, juge-t-elle. «Un beau sourire fait la job, pas besoin d'être à moitié nue», tranche-t-elle.

Terminé le look porn star

L'agence Wasabi, chargée de recruter les jeunes filles, ne cherchait pas le look «porn star», bien au contraire, explique la responsable Anouk Dewailly. «Nous voulions des filles sympathiques, sportives, bien dans leur peau, jolies mais simples. Bref the girl next door. »

Effectivement, sur le site les mannequins de promotion engagées pour mousser la F-1 ont délaissé les petites tenues aux couleurs criardes. Les principales intéressées ne s'en portent que mieux et assument pleinement leur rôle de «belles filles».

«Si c'était de mauvais goût, je ne le ferais pas», affirme Catherine Richard-Daigneault, 27 ans, qui en est à sa quatrième expérience d'hôtesse de promotion pour Budweizer. Ce qu'elle aime de l'expérience : «l'énergie de foule», lancet- elle sans hésiter.

Stéfanie n'a pourtant pas voulu prévenir son père qu'elle jouait les charmeuses pour le compte de l'entreprise Pirelli. «J'ai eu peur de sa réaction, il est un peu vieux jeu.»

Pour sa part, Christina est formelle : il n'y a aucune honte à faire de la promotion. «Ma mère est fière de moi !», lance-t-elle.

Le client type change

La clientèle du Grand Prix est majoritairement masculine et les entreprises le savent. Mais le client type serait en mutation, ont notamment constaté les compagnies de bière.

Même si Molson ne commandite plus le Grand Prix depuis plusieurs années, l'approche marketing change. «L'homme de 18- 24 ans a besoin de nouveautés et on s'adresse à lui différemment. On a même abandonné le calendrier de filles en maillot de bain et on mise sur la nouveauté», explique Marie-Hélène Lagacé, directrice des relations publiques pour Molson.

«Nos études démontrent depuis un certain temps que les hommes ne sont plus fidèles à une seule bière, ils aiment 5 ou 6 marques. On joue donc sur plusieurs cordes», ajoute-t-elle.

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