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Maltraitance de personnes âgées

Le CHSLD ne donnait pas les médicaments à son patient

Mme Laflamme ne se dit pas surprise des récents témoignages de mauvais traitements subis au CHSLD des Pommetiers de Belœil.
© Agence QMI / Yann Canno Mme Laflamme ne se dit pas surprise des récents témoignages de mauvais traitements subis au CHSLD des Pommetiers de Belœil.

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BELOEIL - Une dame de 63 ans a livré un témoignage poignant sur les mauvais traitements qu'aurait reçu son mari en fin de vie au Centre d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) des Pommetiers, à Belœil, il y a an.

«Mon mari a attrapé une infection urinaire le mardi, mais le CHSLD ne pouvait pas lui donner ses remèdes avant deux jours, parce qu'il attendait une livraison le jeudi», a expliqué avec émotion Gabrielle Laflamme encore sous le choc de ce qu'aurait vécus son conjoint Jean-Marc Roy entre février et avril 2010.

«Je me suis même offerte pour aller en chercher moi-même à la pharmacie, mais ils n'ont pas voulu. Je l'ai vu souffrir devant moi», a-t-elle ajouté.

M. Roy, atteint de la maladie d'Alzheimer, était affecté par un cancer de la prostate et vivait ses derniers jours. Sa conjointe nous a confié avoir vu souffrir son «amour» à plusieurs reprises au CHSLD de Belœil.

«L'hôpital avait prescrit à Jean-Marc des pilules antidouleur à prendre régulièrement, mais le Centre lui a enlevé, a assuré Mme Laflamme. On lui a même changé la sonde qu'il portait, à froid, sans l'engourdir ou l'endormir.»

Par ailleurs, l'établissement aurait prétendu ne plus avoir de médicaments pour soigner l'infection urinaire de son patient à deux reprises durant son séjour.

«J'avais rencontré le responsable du Centre à l'époque et il m'avait dit que cette situation n'arriverait plus, mais ça s'est reproduit quelques jours plus tard.»

Engueulade

Gabrielle Laflamme aurait passé les dernières semaines de la vie de son conjoint à ses côtés 10 heures par jour. Au cours de cette période, elle aurait été témoin d'une «engueulade» de la part d'une infirmière du Centre hospitalier envers son mari, et ce, quelques jours seulement avant le décès de M. Roy.

«L'infirmière lui a dit qu'il était dans son chemin et elle l'a bousculé à l'épaule, a expliqué la dame de 63 ans. Elle ne savait pas que j'étais là lorsqu'elle a fait ce geste. Mon mari aurait dû avoir une fin agréable.»

Mme Laflamme a perdu son mari en avril 2010, mais elle a souhaité témoigner aujourd'hui pour éviter que cette situation se reproduise pour d'autres patients.

«Je ne peux plus rien faire pour mon mari. il est décédé. Toutefois, je peux aider d'autres patients avec mon histoire.»

Le CHSLD des Pommetiers n'avait pas retourné les appels en début d'après-midi mardi.

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