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Société secrète

Les francmaçons inquiets

Plusieurs centaines de gerbes de fleurs et des bougies ont été déposées tout près de la cathédrale d'Oslo en mémoire des victimes.
© Reuters Plusieurs centaines de gerbes de fleurs et des bougies ont été déposées tout près de la cathédrale d'Oslo en mémoire des victimes.

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L'appartenance du tireur fou norvégien, Anders Behring Breivik, à une société secrète maçonnique inquiète les francs-maçons du Québec, qui ont tenu à s'en dissocier.

La photo du présumé assassin de 32 ans portant un tablier et un collier de fonction, signes distinctifs de la franc-maçonnerie, a fait le tour du monde dans les heures qui ont suivi le drame, samedi dernier.

Sa diffusion a suscité l'inquiétude au sein des francs-maçons québécois, répartis au sein de trois principales obédiences.

«La franc-maçonnerie est un mouvement philosophique fondé sur la tolérance et l'ouverture aux autres. Nous ne prônons pas la violence, ni la haine», a précisé, hier, Jacques G. Ruelland, porte-parole de la Grande Loge du Québec.

Rappelons que Anders Behring Breivik a reconnu avoir perpétré deux attentats qui ont fait une centaine de morts, en Norvège.

Sa haine du multiculturalisme et des immigrants aurait, entre autres, motivé ses gestes.

«Un mauvais maçon»

«S'il a fait cela, c'est qu'il n'a rien compris à nos enseignements. Il a été un bien mauvais maçon», a ajouté M. Ruelland.

«Comme partout, il y a des brebis galeuses. Assassiner son prochain, ce n'est pas ce que nous faisons», a ajouté un franc-maçon d'une loge concurrente, qui a requis l'anonymat.

M. Ruelland a ajouté que la franc-maçonnerie, dont les origines remontent à 1717, est une société discrète et non pas secrète.

«Nous avons pignon sur rue, au centre-ville. Dire que nous sommes une société secrète ne fait qu'alimenter la peur à notre sujet », a-t-il indiqué au Journal.

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