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L’escouade de force !

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L’homicide horrible survenu aux abords du cégep à Gatineau inquiète toujours. Dix jours plus tard, certains questionnent déjà la compétence ou la capacité du service de police local d’enquêter sur un tel crime. La compétence ne doit pas être remise en question.

Elle a été obtenue à la suite de la formation des policiers et de l’obligation de la Ville d’offrir une panoplie de services spécialisés de « niveau trois » qui incluent les homicides. Le questionnement doit se faire à un autre échelon. Le Service de police de Montréal enquête actuellement sur un 24e meurtre cette année. En 2008 et 2009, ils ont enquêté sur 59 homicides. La Sûreté du Québec compte 23 meurtres sur son territoire cette année et de 2008 à 2010 ils ont enquêté à eux seuls sur plus de 106 homicides. La Ville de Gatineau enregistre un seul homicide cette année ! Les premières heures et journées de la perpétration d’un tel crime sont cruciales et le maximum de policiers qui pourraient se partager la tâche et échanger leur expertise serait souhaitable dans le but d’élucider une telle affaire.

Un regroupement des meilleurs enquêteurs policiers, d’excellents techniciens expérimentés en scènes de crimes, une centaine de policiers pour arpenter pouce par pouce le périmètre sécurisé afin de tenter d’y retrouver toute forme d’indices, ne pourrait que s’avérer bénéfique. Un appui temporaire d’une dizaine de jours, tout en laissant la responsabilité de l’enquête au corps policier où le drame est survenu. Au-delà des responsabilités, des coûts reliés à une telle collaboration et des questionnements syndicaux. La force d’une telle équipe de frappe ne devrait pas être un souhait ni un rêve, mais une réalité dans le but de contrer rapidement des meurtriers.

 

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