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Moments sombres de l’histoire canadienne

Moments sombres  de l’histoire canadienne
Le sang des prairies Jacques CÔté Édition Alire 384 pages, 24,95 $

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L'écrivain et enseignant Jacques Côté vit un très beau parcours professionnel. Il ne cesse d'enfiler les succès et les reconnaissances.

D'abord un premier roman policier intitulé Nébulosité croissante en fin de journée, puis Le Rouge idéal, second volet de la série, qui reçoit d'ailleurs le prix Arthur-Ellis du meilleur roman policier canadien. Il sera suivi d'une biographie Wilfrid Derome, expert en homicides, et de son troisième polar, La Rive noire qui a remporté le Prix Saint-Pacôme du roman policier québécois.

En 2008, il publie Le Chemin des brumes, quatrième volet de sa série policière, et mérite le Prix de création littéraire de la Ville de Québec et le Prix Arthur-Ellis du meilleur roman policier au Canada.

En 2010-2011, il publie Dans le quartier des agités - le Prix Arthur-Ellis 2011 - et Le Sang des prairies, les deux premiers romans d’une nouvelle série policière inspirée de la vie de l’aliéniste Georges Villeneuve (1862-1918), qui fut surintendant médical à l’asile Saint-Jean-de-Dieu, médecin expert à la Morgue de Montréal et professeur de Wilfrid Derome. Côté, qui excelle dans les romans policiers médico-légaux et historiques, relate dans Le Sang des prairies des moments sombres et injustement oubliés de l’histoire canadienne. Ce deuxième tome revient sur le passé militaire du jeune Villeneuve alors qu'il participait à la grande bataille canadienne contre les Indiens du Nord-Ouest.

Injustices contre les Indiens

1885. Suite à la déposition sous serment de François Lépine, un interprète métis qui a survécu au massacre de Lac-à-la-Grenouille, Villeneuve et ses hommes reçoivent l’ordre de former une commission médico-légale afin d’identifier les cadavres et de retrouver la trace des meurtriers. Les suspects ? De jeunes guerriers cris que le gouvernement canadien croit sympathiques à la cause de Louis Riel.

Or, Villeneuve, tout comme les soldats du 65e bataillon, considère Riel comme un héros de la nation ! Dans ce contexte, le jeune homme de vingt-deux ans voit des injustices contre des Indiens du Nord-Ouest, des Métis et de Louis Riel par le pouvoir d’Ottawa. Sa mémoire en restera marquée. 

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