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Le policier du Journal

Un travail pas évident

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Au lendemain de la découverte du corps de la victime, j’ai entendu à la radio une jeune fille qui expliquait avoir croisé, près des lieux du crime, un individu qui paraissait louche.

Elle était formelle : « Je ne peux pas vraiment le dé- crire mais si je le verrais à nouveau, je suis certaine que je le reconnaîtrais ».

Pas facile de construire un portrait-robot avec si peu de détails. Si le visage était caché à ce point, il serait imprudent d’en créer un au risque de s’éloigner de l’apparence réelle du suspect.

Ce qui m’embête cependant, c’est le délai entre la connaissance de certains détails d’un éventuel suspect par la police, telle que la carrure, l’habillement, le vélo, la casquette noire, l’allure en général et le moment où les policiers ont décidé de diffuser cette information.

Le temps, dans une pareille situation, compte énormément.

Aujourd’hui, avec les détails diffusés, je suis convaincu qu’au moins une personne pense à quelqu’un qui pourrait correspondre à ce profil.

De plus, un organisme a offert une récompense de 10 000 $ pour tout renseignement pouvant aider à coffrer le meurtrier. Moi, je ne m’offusque pas de cela.

Tout au contraire, si ça permettait de retirer la liberté à un crapuleux meurtrier.

Pourquoi les policiers ne l’ont-il pas mentionné hier lors du point de presse ?

Le temps est précieux et il passe, à mon avis, beaucoup trop vite dans ce dossier.

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