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Les attentats ont laissé des traces

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NEW YORK | Au-delà de la sécurité, il y a aussi les changements de mentalité induits par les attentats du World Trade Center.

Vincent Green, professeur d’éthique à la City University de

New York et ancien ­enquêteur de l’Unité anticorruption de la ville, le remarque chez ses étudiants

« Tout ce qu’ils connaissent, c’est le terrorisme, surtout ceux qui étaient très jeunes au moment des attaques. En leur ­parlant, on réalise la haine qu’ils ont à ­l’intérieur, la peur de l’étranger. Ils n’ont ­jamais connu une vie sans le terrorisme », explique-t-il.

« La ville s’est relevée des attentats, mais on en voit encore les traces, croit pour sa part Caroline Dufresne, Québécoise installée à New York depuis 12 ans. Les années folles de la ville ne sont jamais revenues. »

« Le 11 Septembre a amené beaucoup de problèmes économiques, les New-Yorkais ont dû vieillir, ajoute Mme Dufresne, qui est aussi la directrice artistique de ­l’Alliance française. Je m’ennuie de cette énergie incroyable, une ­attitude à la limite de l’arrogance, qu’on ne voit plus maintenant. »

Elle a gardé une ­certaine peur latente quand un avion vole bas. « Je préfère me ­déplacer à la surface en taxi plutôt qu’en métro », confie-t-elle.

Et il y a ceux, comme la peintre ­québécoise Johanne Corno, pour qui rien n’a changé. « Je me sens plus en sécurité qu’avant. Rien ne peut tuer New York. C’est une ville où on s’habitue à vivre sur la corde raide », dit celle qui y habite depuis près de 20 ans.

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