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Paris mon amour

La « Merveille » de l’Occident

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Des pèlerins s’y rendent depuis plus de 1 000 ans. En 1979, il devient le premier site français inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et avec ses trois millions de visiteurs par an, c’est aujourd’hui l’un des monuments les plus visités de France.

On peut se rendre au Mont-Saint-Michel, qui est situé à quatre heures de route à l’ouest de la capitale, en voiture ou en autobus touristique. Pour ma part, j’ai profité de mon escapade à Saint-Malo pour m’y rendre : en autobus, il faut compter environ 1 h 30.

De loin, on peut déjà voir cette église que l’on nomme la « Merveille de l’Occident »; elle est construite à 80 mètres au-dessus de la mer, sur un îlot rocheux de près d’un kilomètre de circonférence. Une église qui semble tout droit sortie de la mer.

Avant de mettre le pied sur cette île rocheuse, on est conquis par la beauté qui se dégage du site. Mais au fur et à mesure que l’on s’approche, on se laisse facilement gagner par l’impatience, les voitures et les autobus avancent très lentement, il faut plus de 15 minutes pour faire les derniers mètres.

En effet, pendant la période estivale, le Mont-Saint-Michel est pris d’assaut et il n’y a qu’un point d’accès. Je vous déconseille d’y aller avec des bébés et oubliez les poussettes, elles vous encombreront plus qu’elles ne vous seront utiles ! Si vous n’aimez pas trop les endroits achalandés, c’est le bon moment, les touristes devraient être moins nombreux en septembre et ce mois réserve encore de belles journées ensoleillées.

Saint Michel

Saint Michel, c’est le chef de la milice céleste. C’est lui qui, dans le livre de l’Apocalypse, combat et vainc le dragon, symbole du démon. Le culte de saint Michel est apparu en Occident à la fin du cinquième siècle. Autour de l’an mille, plusieurs églises et chapelles lui furent dédiées.

Selon la tradition, c’est Aubert, évêque d’Avranches, qui, en 708, à la suite de trois songes, décida d’ériger une église en l’honneur de Saint Michel. Le lieu deviendra rapidement un important centre de pèlerinage de la chrétienté et le siège de l’abbaye bénédictine.

L’église préromane fut élevée avant l’an mille. C’est au 11e siècle que l’église abbatiale romane fut fondée. Les remparts qui protègent le rocher furent construits au 14e siècle pendant la guerre de Cent Ans. Puis, jusqu’au 18e siècle, des logis abbatiaux furent ajoutés.

La visite

On accède au Mont-Saint-Michel par la porte Bavole, laquelle fut construite en 1590. Juste à gauche, Le Corps de garde des bourgeois, un édifice du début du 16e siècle, abrite l’Office du tourisme.

Sur la droite, l’unique rue, celle de la Cour de l’Avancée. Une longue rue, étroite, bordée de maisons à pans de bois qui abritent plusieurs restaurants où vous pourrez déguster les spécialités locales : l’omelette, le gigot d’agneau et les fruits de mer, dont les fameuses moules de bouchot.

On y trouve aussi des boutiques touristiques, lesquelles perpétuent la tradition des boutiquiers du Moyen Âge, qui proposaient aux pèlerins des souvenirs de leur passage.

Après quelques minutes de montée, on se retrouve sur le seuil de l’abbaye, pour le clou du spectacle.

L’abbaye

Si l’entrée au Mont-Saint-Michel est gratuite, l’accès à l’abbaye est payant : l’entrée plein tarif est à 9 euros. Et malgré la longue file d’attente, il faut absolument voir l’abbaye : n’envisagez pas de venir au Mont sans la visiter.

Le début de la visite est spectaculaire, il nous amène au sommet, sur la terrasse de l’église abbatiale. Elle offre un point de vue exceptionnel sur la baie d’environ 40 000 hectares, laquelle s’ouvre sur la Manche.

Après qu’on est entré dans l’église, la visite se poursuit par le cloître, un lieu extérieur de toute beauté qui était réservé à la prière et à la méditation. Puis, on arrive au réfectoire, où les moines prenaient leur repas en silence. On peut également voir la salle des Hôtes, l’ancien ossuaire des moines et la salle des Chevaliers, qui servait de salle de travail et d’études. La visite de la Merveille ne se termine pas sur un songe, mais sur une statue de Saint Michel terrassant le dragon.

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