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Ses illustrations dans le top 10 du New York Times

Une première pour le Québec

Ses illustrations dans le top 10 du New York Times
Photo courtoisie Migrant, un livre jeunesse de Maxine Trottier illustré par Isabelle Arsenault, figure dans le top 10 des meilleurs livres pour enfants du prestigieux New York Times.

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Grâce à son livre Migrant, Isabelle Arsenault, une illustratrice originaire de Sept-Îles, devient la première Québécoise à figurer dans la réputée liste annuelle des dix meilleurs livres pour enfants, créée par le New York Times il y a 59 ans.

« Pour moi, c’est absolument exceptionnel, car je sais qu’il y a des milliers de livres qui sont jugés pour ce concours-là. J’ai rencontré les juges au New York Times ce matin, et ils me disaient que les livres remplissaient la pièce, du plancher jusqu’au plafond. De ça, ils en ont retenu seulement dix. Je trouve ça assez incroyable que mon livre soit parmi ces dix là ! », a affirmé l’illustratrice de 33 ans, en entrevue téléphonique avec Le Journal de Montréal, hier.

Publié par Groundwood Books, Migrant est écrit par Maxine Trottier, une auteure née au Michigan, habitant le Canada depuis l’âge de dix ans. On y raconte l’histoire d’une famille canadienne mennonite, des chrétiens protestants qui vivent d’agriculture et se voient dans l’obligation de migrer vers le sud des États-Unis afin d’échapper au rude climat. C’est à travers les yeux et l’imaginaire d’une petite fille de la famille que le récit se déroule. Tantôt, elle se voit comme un lapin s’enfuyant de la maison ; tantôt, comme une abeille cultivant les champs avec ses frères et sœurs. « C’est une belle métaphore avec les animaux. Le texte de Maxine m’a touchée. C’était plein de poésie et de sensibilité. C’est ça qui m’a inspirée pour l’illustrer et qui, peut-être, fait que ça a été un si bon travail ».

Du magazine aux livres jeunesse

Isabelle Arsenault a décidé de se consacrer à l’illustration de livres jeunesse, lorsque son premier enfant a vu le jour en 2004. La même année, elle publiait Le cœur de Monsieur Gauguin, un livre aujourd’hui vendu en Chine, pour lequel elle avait gagné le Prix littéraire du Gouverneur général en 2005. Avant, elle créait principalement des illustrations éditoriales, pour des journaux et magazines tels que L’Actualité, le Wall Street Journal, le Chicago Tribune, le New York Times, Châtelaine ou Québec Science.

Dessinant depuis son plus jeune âge, la Québécoise collabore avec plusieurs maisons d’édition à travers le monde. Une en Espagne, deux à Toronto, Casterman en France, ainsi que La Pastèque à Montréal, où elle partage depuis peu un espace créatif avec cinq autres illustrateurs québécois. Tout juste de retour de New York, c’est aujourd’hui qu’elle saura si Migrant remportera aussi le Prix littéraire du Gouverneur général 2011.

« Déjà, avec le prix du New York Times, je ressentais les répercussions. De nouveaux projets m’étaient présentés, dont un éditeur canadien qui m’a proposé un texte. Ce n’est pas un prix en argent comme celui du Gouverneur général, mais ça a de bonnes retombées pour faire d’autres projets ou pour la vente de livres. C’est très excitant ! ».

Le week-end prochain, Isabelle sera à la Place Bonaventure pour le Salon du Livre de Montréal. Sur son blogue, elle partage régulièrement ses coups de cœur : isabellearsenault.com.

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