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occupy wall street

Une téléréalité sur le net

Pour suivre les manifestations en direct de New York, le Web est roi

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À l’ère des téléphones intelligents, de Twitter, Ustream et YouTube, le mouvement Occupy Wall Street est devenu une véritable émission de télé-réalité. Et cette semaine, la violence était au rendez-vous.

Tim Pool n’a pas dormi depuis des heures. Âgé de 25 ans, ce jeune de Chicago diffuse, sans arrêt, depuis l’évacuation du Parc Zuccotti, mardi dernier, des images qui donnent parfois des frissons dans le dos. Armé de la caméra de son téléphone Samsung Galaxy S II, il anime sur ustream.tv/TheOther99 ce que le magazine VICE appelle « The Best TV Show Ever ». Au moment d’écrire ses lignes, 25 000 internautes le regardent en direct. Il fait noir, il se faufile dans la foule de Foley Square, parle des effets du gaz lacrymogène. « Il y a au moins 10 000 personnes ici maintenant. Facilement. Le rallye est énorme. Monsieur l’agent, à combien estimez-vous ce rassemblement ? ». « Beaucoup », lui répond le policier. Sur le Web, du magazine Time à The Atlantic, les grands médias diffusent ses images et commentaires. Pratique, le reporter-citoyen, quand le NYPD essaie de contrôler la presse.

Des journalistes malmenés

Dans un billet publié sur le blogue Media Decoder du New York Times, on affirme que plusieurs journalistes se sont vus refuser l’accès au parc Zuccotti, lors de l’évacuation des indignés, mardi dernier. Sur Twitter, Julie Shapira, journaliste de DNAinfo.com a dit s’être fait pousser durement par la police. Patrick Hedlund, reporter au même média, s’est fait arrêter. « Je suis journaliste », s’est exclamée une reporter du Village Voice à une policière. « Pas ce soir », lui a-t-on répondu. De tels exemples se comptent par douzaines. Dans une vidéo diffusée sur le site du New York Times, le journaliste vedette, David Carr, affirme que plusieurs reporters se sont fait enlever leurs cartes de presse par les policiers. « Le NYPD ne voulait pas que le monde voie le Parc Zuccotti se faire évacuer », peut-on lire sur Gothamist.com. Pourtant, des milliers d’images de brutalité policière continuent de se propager sur le Web grâce à l’accès aux nouvelles technologies. « Le monde entier regarde ! », disent les indignés de New York.

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