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Homme et fier de l’être

Homme et fier de l’être
photo getty images J’ai démontré dans le livre Homme et fier de l’être en quoi l’homme est bon et beau dans sa manière spécifique d’être au monde, d’être un conjoint responsable et un père aimant.

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Chaque année, du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, au 6 décembre, ­Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, les hommes québécois se font taper dessus.

Que l’on se mobilise contre la ­violence faite aux femmes est en soi honorable. Que l’on en profite pour présenter l’homme, tout homme, comme un Marc Lépine potentiel l’est beaucoup moins. Et qu’on utilise des statistiques partielles relève d’un sophisme dangereux qui ne peut que décrédibiliser ceux et celles qui s’en servent.

Pourquoi toujours culpabiliser l’homme et déresponsabiliser la femme ?

La réalité

Selon les chiffres du ministère de la Justice, il y a eu, en 2009, 18 180 plaintes de violence conjugale déposées à la police. Une augmentation de 4 % sur celles de 2008. De ce nombre, 82 % (14 891) provenait de femmes et 18 % (3 289), d’hommes. Comparé à l’an 2000, le pourcentage de plaintes déposées par les hommes est en augmentation de 30 %. Ces chiffres sont véridiques, mais partiels, car ils reposent uniquement sur les plaintes déposées.

Les recherches scientifiques donnent un autre portrait de la réalité. Martin S. Fiebert, chercheur au département de psychologie au California State University, a recensé 282 études, dont 218 enquêtes empiriques faites par des équipes multidisciplinaires et non idéologiques. Ces études démontrent que les femmes sont autant, sinon plus, violentes physiquement que les hommes. Ces données ont été confirmées par les enquêtes de Denis Laroche, chercheur à l’Institut de la statistique du Québec.

Pourquoi n’ouvrir qu’un œil sur la violence conjugale ? Pourquoi toujours culpabiliser l’homme et déresponsabiliser la femme dans l’escalade qui mène l’un et/ou l’autre à poser des gestes inacceptables ? À qui profite ce mensonge misandre et misogyne ? Oui, ce discours est misogyne, car déresponsabiliser la femme, c’est aussi l’inférioriser.

Préjugés contre les hommes

J’ai écrit et publié en 2001 un livre intitulé Homme et fier de l’être. Je l’ai écrit afin de dénoncer tous les préjugés entretenus contre les hommes : un être violent, un violeur en puissance, un abuseur d’enfants, un incompétent au lit, un insensible qui n’exprime pas ses émotions, un père manquant à l’origine de fils manqués, un dominateur, un obsédé sexuel, un infidèle... et j’en passe.

J’y ai aussi décrit la masculinité saine, et j’en ai fait l’éloge. J’ai démontré en quoi l’homme est bon et beau dans sa manière spécifique d’être au monde, d’être un conjoint responsable et un père aimant.

Non ! aucun Marc Lépine ne sommeille en moi, ni dans la très grande majorité des hommes, amis comme clients, que j’ai rencontrés dans ma vie. J’ai, la plupart du temps, rencontré que des hommes responsables, toujours prêts à s’investir et construire.

Ce livre m’a valu de nombreuses critiques : on m’a traité du pire masculiniste antiféministe que le Québec ait pu connaître, car j’ai osé responsabiliser la femme dans l’état de son couple et de la société. J’ai reçu, à l’inverse, de nombreux éloges dont certains m’ont fait frissonner : quatre hommes m’ont dit avoir arrêté leur projet de suicide à la suite de leur lecture.

Brisons le silence

Des tueuses en série, Wikipédia en présente 22. Devrais-je, à partir d’aujourd’hui, me méfier de toutes les femmes qui m’entourent et envenimer la guerre des sexes ? Non, je suis trop fier d’être un homme et je suis très fier d’aimer une femme qui me le rend bien. Je suis de la génération qui a martelé le fameux « Faites l’amour et non la guerre ! ». Et comptez sur moi pour continuer à véhiculer ce message, peu importe ce que diront de moi certains idéologues.

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