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Paris mon amour

De l’Inde aux grands magasins

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À Paris, plusieurs possibilités s’offrent à ceux qui souhaitent sortir des sentiers battus. Il suffit de choisir une station de métro au hasard. Une fois à l’extérieur, promenez-vous au gré de vos envies, sans carte, sans plan, fiez-vous à votre intuition.

Si vous voulez éviter les quartiers très touristiques, vous éloigner des musées tout en vous approchant d’autres cultures, descendez à la station Château d’Eau, ligne 4.

Sur la route des Indes

En sortant de la station de métro, il faut prendre le boulevard de Strasbourg vers le sud (sens contraire de la circulation). Le premier point d’intérêt se situe à quelques pas : entrez dans le Passage Brady.

Ce passage couvert, d’une longueur de 216 m, fut construit en 1828. Même si l’on peut être déçu de son état et de son manque d’entretien, on ne regrettera pas de s’y attarder. En se baladant dans ce passage, on fait un petit détour inusité par l’Inde.

Dans ce passage, surnommé la « petite Inde », on trouve plusieurs restaurants indo-pakistanais dont les tarifs sont tout à fait abordables. On ne peut pas sortir de ce passage sans s’arrêter à la superbe épicerie indienne, Velan (www.e-velan.com).

On peut s’y procurer des produits exotiques : épices, aromates, céréales, thés, tisanes, fruits et légumes secs, sauces, il y en a pour toutes les papilles. Par contre, l’épicerie est assez petite, il est préférable d’y aller en semaine, elle est moins bondée.

La porte Saint-Denis

En sortant de Velan, on prend sur la gauche et on emprunte la rue du Faubourg. Devant se dresse un immense arc. On le dirait sorti de nulle part tellement il contraste avec le reste, mais il nous convie à un petit rendez-vous avec l’histoire.

Érigé à l’emplacement d’anciennes fortifications, cet arc marque symboliquement l’entrée de Paris au 17e siècle. Nommée « porte Saint-Denis », elle fut bâtie aux frais de la ville de Paris en 1672, par François Blondel.

Tout comme la porte Saint-Martin, située un peu plus à l’est, cette porte triomphale inscrit dans le paysage de la capitale la gloire de Louis XIV et de ses victoires militaires.

Les Grands Boulevards

Une fois à la hauteur de la porte Saint-Denis, nous voilà sur les Grands Boulevards, eux aussi nous ramènent à l’époque du Roi Soleil. Afin d’ouvrir la ville, il ordonna la destruction des remparts existants érigés sous Charles V, puis sous Louis XIII, lesquels étaient en mauvais état et devenus militairement inutiles. Il y fit construire une promenade arborée. Les Parisiens s’y rendaient alors pour sortir des ruelles étroites de la capitale et prendre l’air.

Au fil des années, cette promenade verte est devenue l’un des endroits les plus animés de la capitale. Aujourd’hui, elle correspond aux Grands Boulevards, une série de boulevards, onze en tout, formant un arc de cercle, de la Place de La Madeleine à la Bastille, en passant par les places de l’Opéra et de la République.

Ce sont, dans l’ordre et d’ouest en est, les boulevards de La Madeleine, des Capucines, des Italiens, Montmartre, Poissonnière, Bonne-Nouvelle, Saint-Denis, Saint-Martin, du Temple, des Filles-du-Calvaire et Beaumarchais.

D’est en ouest

En dépassant la porte Saint-Denis, prenez sur la droite et marchez sur le boulevard Bonne-Nouvelle, vous voilà au cœur des Grands Boulevards, le moment est venu de flâner. Les librai­ries, boutiques et cafés se succèdent.

Une fois sur le boulevard Montmartre, il faut faire un petit tour par le passage Jouffroy. On y trouve des boutiques de bijoux, de prêt-à-porter et d’artisanat. Un sympathique salon de thé propose des pâtisseries alléchantes et des chocolats maison.

Arrivés à la place Richelieu-Drouot, il est temps de prendre une décision. Deux choix s’offrent à vous : continuer la balade sur les Grands Boulevards en empruntant le boulevard des Italiens, où se succèdent des boutiques de luxe jusqu’à la place de La Madeleine, ou poursuivre par le boulevard Haussmann en direction des grands magasins pour une séance d’intense shopping.

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