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Sièges éjectables

Au Québec, il n’y a pas que le poste d’entraîneur qui soit risqué...

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Il n’y a pas de pires chaises éjectables que celle qu’occupait Jacques Martin jusqu’à hier, comme en font foi les six entraîneurs-chefs qui sont passés derrière le banc du Canadien depuis 10 ans, mais il y a tout de même d’autres postes à haut risque au Québec.

En règle générale, plus les emplois sont publics, plus les résultats deviennent visibles et soumis à l’opinion publique.

Ajoutez l’émotion du peuple, les controverses, la politique ainsi que la pression des médias et cela devient tout sauf une recette de longévité.

« Les gens qui acceptent ces postes-là le savent dès le départ, mais ils le font pour l’adrénaline et la possibilité de se faire une renommée », commente Monique Soucy, coach en gestion de carrière et chroniqueuse au Journal de Montréal.

« Cependant, dit-elle, ces gens deviennent souvent des boucs émissaires pour des problèmes qui ne sont pas nommés. »

Parmi les postes à haut risque au Québec, il y a aussi la présidence de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

L’actuel président et chef de la direction, Michael Sabia, est le quatrième à occuper le poste en moins de 10 ans.

Avant lui, il y a eu Richard Guay, qui a vite croulé sous la pression, puis Henri-Paul Rousseau, qui a quitté la fonction dans le scandale du papier commercial après avoir pris la relève de Jean-Claude Scraire, en 2002.

Le poste de directeur général de la Ville de Montréal n’est pas de tout repos non plus.

En 10 ans, ils sont quatre à s’être relayés dans cette fonction : Guy Coulombe, Robert Abdallah, Claude Léger et Louis Roquet.

Sociétés d’État

Tous les postes de direction des sociétés d’État sont aussi périlleux.

On ne s’étonne même plus de voir la présidence de la Société des Alcools du Québec (quatre présidents en 10 ans), de Loto-Québec et d’Hydro-Québec Québec changer de visage régulièrement, au gré des performances et de l’humeur du parti au pouvoir.

Parlant de politique, il y a des ministères devenus plus dangereux que d’autres.

Si celui de la Santé voyait défiler le plus de ministres différents par le passé, celui du Transport ne laisse plus sa place : trois ministres s’y sont succédé en un peu plus d’un an (Julie Boulé, Sam Hamad et Pierre Moreau).

Bienvenue au PQ

S’il y a une chaise aussi périlleuse que celle d’entraîneur du Canadien, c’est probablement celle du chef du Parti québécois.

Depuis le départ de Jacques Parizeau, en 1996, Lucien Bouchard, Bernard Landry, André Boisclair et Pauline Marois se sont succédé à ce poste. Et récemment encore, Mme Marois a dû s’accrocher solidement à sa chaise pour y rester.


ddoucet@journalmtl.com

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