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Opéra de Montréal

La soprano Hiromi Omura de retour à Montréal

La soprano Hiromi Omura de retour à Montréal
photo courtoisie La soprano japonaise Hiromi Omura tiendra le rôle de Leonora dans Il Trovatore, la nouvelle production de l’Opéra de Montréal.

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L’histoire d’amour entre Montréal et Hiromi Omura se poursuit. Après deux performances remarquées à l’Opéra de Montréal en 2008 et en 2010, la soprano japonaise entreprendra la nouvelle année sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Dans Il Trovatore de Giuseppe Verdi, nouvelle production de l’Opéra de Montréal présentée à compter du 21 janvier, elle chantera le rôle de Leonora, cette belle dame d’honneur d’une princesse espagnole qui se retrouve au cœur d’un triangle amoureux.

Les mélomanes se souviendront que la soprano japonaise avait conquis le public montréalais, en 2008, sous les traits de Cio-Cio-San dans Madame Butterfly, puis en 2010 dans le rôle de Maria dans Simon Boccanegra.

« Le public montréalais est très chaleureux et m’a toujours très bien accueillie, indique Hiromi Omura en entrevue au Journal. Je suis toujours très heureuse de venir chanter ici. »

Réputée pour son interprétation de Cio-Cio-San dans Madame Butterfly qu’elle a joué partout dans le monde, la soprano était ravie que l’Opéra de Montréal lui offre le personnage de Leonora dans Il Trovatore, un rôle qu’elle n’avait jamais interprété jusqu’ici.

« J’aime quand on me propose des rôles que je n’ai jamais chantés avant. C’est toujours un nouveau défi », souligne-t-elle.

La force de la musique de Verdi

Créé en 1853 par Giuseppe Verdi, l’opéra Il Trovatore raconte l’histoire de deux frères, fils de comte, amoureux de la même femme, Leonora, la dame d’honneur d’une princesse espagnole.

« Tous les personnages chez Verdi sont très humains, observe Hiromi Omura.

« Les personnages féminins sont très forts. Leonora est un personnage de caractère. Sa forte personnalité la conduit à choisir de sacrifier sa vie par amour. On peut sentir sa force dans la musique de Verdi. »

La soprano avait chanté du Verdi à quelques reprises : à Montréal dans Simon Boccanegra et à Tokyo, au Japon dans Don Carlo, en 2006 et dans La Traviata, en 2002.

« Dans la musique de Verdi, le rythme est très important, dit-elle. Quand je chante Verdi, mon cœur bat au rythme de l’orchestre. C’est une des raisons pour lesquelles il est très difficile et exigeant de chanter Verdi.

« Verdi est un géant de la musique et son expression musicale est comme une prière pour moi. Il y a quelque chose de très profond dans sa musique, une émotion très humaine. Il faut trouver la façon d’aller chercher ces émotions dans notre cœur et dans notre voix. »

Après Montréal, Hiromi Omura chantera de nouveau Verdi au printemps dans Otello à l’Opéra de Toulon, en France, avant de renouer, à la fin de l’année, avec Madame Butterfly à Sidney et à Melbourne, en Australie.

Il Trovatore, une production de l’Opéra de Montréal, sera présentée à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, du 21 au 28 janvier.

Outre Hiromi Omura, cette production d’Il Trovatore réunira sur scène le ténor Julian Gavin, le baryton Gregory Dahl et la mezzo-soprano Laura Brioli.

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