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Fours à bois | Amendes

Montréal refuse de reculer

four à bois
Photo Le Journal de Montréal, Émilie Dubreuil Neil Lopes et son père du Portugalia. Montréal veut tuer les saveurs.

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Les restaurateurs de la rue Rachel qui se sont vu remettre une amende de près de 53 000 $ parce qu’ils utilisent un four à bois non conforme aux normes de la Ville de Montréal, ne sont pas au bout de leur peine. Il n’est pas question pour l’administration Tremblay d’annuler les contraventions.

« C’est du droit pénal, il y a eu infraction et les restaurateurs ont eu deux ans pour se conformer à la réglementation. S’ils (les restaurateurs) présentent un plan de correction, la ville va certainement le prendre en considération », explique Philippe Sabourin, chargé de communications à la Ville de Montréal.

L’arrondissement

De leur côté, les élus de l’arrondissement Plateau Mont-Royal sont avares de commentaires. L’attaché de presse de Projet Montréal, Catherine Maurice, a toutefois précisé la position du parti dans ce dossier.

« Pour l’administration du Plateau, la qualité de l’air et la survie des restaurants ne sont pas deux objectifs incompatibles. Nous ne pouvons pas commenter sur les différents détails parce que nous avons pris connaissance du problème par le Journal. Nous allons regarder le dossier dans les prochains jours », a-t-elle expliqué, tout en précisant que les contraventions étaient données par l’administration centrale et non par l’arrondissement.

Trop cher

La Ville réclame aux restaurants Le Roi du Plateau et la rôtisserie Portugalia qu’ils installent un système de ventilation à bois afin de réduire les rejets de particules fines dans l’atmosphère. Ce genre de système coûte entre 75 000 $ et 100 000 $. Des citoyens se sont plaints des odeurs que dégagent les fours à bois. L’installation du système réglerait le problème, selon la Ville.

Le propriétaire du Portugalia, Neil Lopes, vient d’investir 200 000 $ dans la rénovation de son restaurant et refuse d’injecter un autre 100 000 $ pour un système de ventilation qui, selon lui, pourrait ne durer qu’un certain temps.

« Comment peut-on être certain qu’ils ne vont pas resserrer les normes dans quelques années et que ça va être à refaire », questionne M. Lopes.

Un autre restaurant portugais, Le Roi du Plateau, est dans une situation encore plus difficile. « La bâtisse n’est pas à moi et, de toute façon, le propriétaire a été clair : il ne veut pas que je fasse ces travaux. Alors si la Ville veut que je ferme, je vais fermer », conclut Monica Viegas, la propriétaire du restaurant.

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