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Logements | Insalubrité

Coquerelles et moisissures

Le Domaine Renaissance, qui abrite 336 logements, serait un nid à vermine

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Se réveiller le matin et devoir chasser les coquerelles de la cuisine avant de pouvoir déjeuner. Vous n’êtes pas dans un pays du tiers monde, mais bien dans les logements du Domaine Renaissance, à Saint-Léonard.

C’est le quotidien de Fehd Chemek, sa conjointe Jessie et leur fille Kelly-Ann, qui habitent l’un des 336 logements du Domaine Renaissance, sur le boulevard Viau.

« Lorsqu’on arrive dans la cuisine, le comptoir est rempli de coquerelles. Au lieu d’exterminer, on nous a simplement dit d’aller acheter des canettes d’aérosol pour chasser les bibittes », déplore Fehd Chemek.

« Nous payons 600 $ tous les mois pour vivre dans ces conditions », ajoute-t-il.

La famille faisait partie de la centaine de personnes réunies, hier, pour une manifestation réclamant notamment la réalisation de 150 logements sociaux.

Jessie Roy n’a eu qu’à ouvrir une armoire de cuisine pour apercevoir une coquerelle morte à proximité des assiettes.

De plus, un simple coup d’oeil au plafond de la salle de bain permet de constater l’apparence évidente de moisissures.

Punaises de lit

Ce logement n’est d’ailleurs pas le seul à être insalubre.

Damien Nukiri, qui réside dans un logement de l’immeuble voisin, a longtemps été aux prises avec des punaises le lit.

« J’habite ici depuis 2009 et les exterminateurs pour les punaises de lit sont venus il y a seulement deux mois », s’indigne-t-il.

Corrigé à 80 %

Du côté de la Ville de Montréal, on soutient que des inspecteurs se sont rendus sur place en novembre et en décembre.

« Ils ont constaté que les problématiques étaient corrigées à 80 %. Nous comptons sur la bonne foi du propriétaire (le groupe Mach) pour la suite et d’autres inspections auront lieu en février », précise Ariane Lareau, porte-parole à la Ville.

« Des négociations sont aussi en cours pour transformer 100 unités en logements communautaires », ajoute-t-elle.

Rappelons qu’en mai, un juge de la cour municipale a condamné les propriétaires à payer près de 200 000 $ en amendes et leur avait donné un délai de six mois pour effectuer les travaux.

Hier soir, on n’a pu joindre un dirigeant du groupe Mach.

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