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Découverte | Ossements

Un fémur sous sa maison

En faisant des travaux d’excavation, un homme a trouvé un os d’enfant

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Un homme de Verchères a eu la surprise de sa vie, il y a quelques mois, lorsqu’il a appris que des ossements qu’il avait découverts en faisant des rénovations à sa demeure, à l’été 2010, sont fort probablement ceux d’un jeune enfant.

La maison de David Twyman est ­inhabitable depuis 2009 en raison de la contamination sous les fondations.

« Il y a comme un lac sous mon solage en raison de problèmes de plomberie. Je dois donc soulever ma maison d’environ un pied et c’est pour ça que je dois ­creuser », explique-t-il.

C’est justement pour corriger ce ­problème qu’il effectuait des travaux.

Lorsqu’il a trouvé ces ossements en août 2010, il ne s’est pas posé de questions au départ.

« Ça doit être animal », s’est instinctivement dit David Twyman.

Il a tout simplement mis le bout d’os dans un sac en se disant qu’il s’en occuperait plus tard, quand il aurait du temps.

Enquête policière

Un an après, en août dernier, il a décidé d’en parler à des chimistes et des ­médecins qu’il connaissait.

« C’est là qu’on m’a dit qu’il s’agirait d’ossements humains. Je me suis demandé comment ça avait pu aboutir là, sous ma maison », se demande-t-il, perplexe face à cette trouvaille.

Stupéfait, il a contacté les policiers pour leur faire part de sa découverte.

La Régie intermunicipale de police ­Richelieu-Saint-Laurent a ouvert une ­enquête, en collaboration avec le Bureau du coroner.

Bien qu’il ne détienne aucune ­confirmation à cet effet, le porte-parole de la Régie, Pierre Tremblay, s’avance à dire que l’ossement « serait un fémur d’un enfant de trois à quatre ans ».

« Nous savons aussi qu’il pourrait ­dater de plus de 100 ans », ajoute-t-il, sans pouvoir donner plus de précisions.

Le fémur est l’os qui relie le genou au bassin. Le bout d’os retrouvé mesure une dizaine de centimètres. Il a la forme d’un « L ».

Pas le seul os

Du côté du Bureau du coroner, René-Maurice Bélanger n’a toujours pas terminé la rédaction de son rapport sur le dossier.

La porte-parole, Geneviève Guilbault, ignore s’il sera déposé prochainement.

M. Twyman a acheté sa maison de ­Verchères en 2003. À l’époque, il ­s’agissait d’une construction neuve.

L’os qu’il a trouvé en 2010 n’est pas le seul qu’il a découvert sur son terrain.

« J’ai trouvé un autre os lorsque j’ai fait mon terrassement en 2004. Je ne ­savais pas trop d’où ça venait étant donné que ma maison a été construite sur d’anciennes terres agricoles », indique-t-il.

Il l’avait alors tout simplement balancé dans le fossé, derrière chez lui.

Il n’avait pas cru bon d’aviser les policiers puisqu’il croyait qu’il s’agissait, une fois de plus, d’ossements d’origine animale.

Imbroglio

Depuis, un imbroglio entre M. Twy­man et la Régie de police ­de Richelieu-Saint-Laurent persiste et cause, à lui et sa famille, des ennuis : il a cru comprendre qu’il devait mettre son projet de rénovation sur la glace, le temps que les enquêteurs puissent tirer cette histoire au clair.

Après avoir habité à différents ­endroits, il a finalement loué un ­appartement dans une ville voisine.

Selon la police, M. Twyman aurait ­visiblement mal interprété les propos des policiers.

« Nous ne l’avons jamais empêché de quoi que ce soit, assure le sergent Pierre Tremblay.

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