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UQÀM

Incitation au kidnapping

Un tract encourage les étudiants à des actions extrêmes

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Une association étudiante de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) se retrouve au milieu d’une controverse après la diffusion d’un tract qui prône le kidnapping dans le cadre des actions contre la hausse des frais de scolarité. 

Kidnapping, sabotage, destruction de matériel institutionnel : le tract en question invite les étudiants à poser des gestes pour le moins extrêmes.

« Il faudra frapper très fort. [...] La réussite de ces moyens d’action reposerait donc sur les individus ayant le temps d’y participer, d’autant plus que ce n’est pas tout le monde qui serait à l’aise avec un tel niveau d’extrémisme », peut-on lire dans le document dont le Journal a obtenu copie.

Un geste non autorisé

Distribué mardi, le tract affichait l’acronyme de l’Association facultaire étudiante des langues et communications de l’UQAM (AFELC).

Informée de la publication quelques heures après sa diffusion, la direction de l’AFELC s’est aussitôt dissociée de ces propos sur sa page Facebook.

« Le tract a été imprimé sans être approuvé, assure Philippe P. Bellemare, responsable de la coordination à l’AFELC. Nous avons toujours prôné des actions pacifiques. C’est peut-être de la mauvaise ironie. »

Selon Philippe P. Bellemare, le document aurait été produit par des membres du comité de mobilisation de l’AFELC, qui est très impliqué dans le mouvement en faveur de la grève générale illimitée.

« On suppose que ce sont eux qui ont fait ça. Mais, ils ne sont pas élus, donc on ne sait pas qui ils sont », raconte-t-il.

Hier, les étudiants rencontrés à l’UQAM ont eu des réactions partagées sur les propos du tract (voir vidéos mises en ligne).

« Ils sont malades, je ne pense pas que les étudiants se reconnaissent là-dedans », croit Stéphanie Sansregret.

« Les termes sont mal choisis, mais si rien ne se passe, on pourrait arriver à une autre étape », pense Philippe Bernier.

Beauchamp estomaquée

Pour sa part, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp a pris au sérieux les arguments figurant dans le tract.

« Je me dois d'intervenir. Ce sont des incitations à la violence, c'est inacceptable. »

Les étudiants qui iront voter contre la grève devraient pouvoir le faire sans que les arguments invoquant la violence l'emportent, a souhaité la ministre.

L’AFELC doit tenir une assemblée générale le 14 février prochain au sujet de la grève générale.

De son côté, la direction de l’UQÀM a ouvert une enquête.

 

 

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