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GRÈCE

Accord sur le plan de rigueur

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© LOUISA GOULIAMAKI / AFP Photo Le nouveau plan de rigueur était exigé par les créanciers publics en contrepartie de l'octroi d'une nouvelle aide.

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FRANCFORT, Allemagne - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a confirmé jeudi que les responsables politiques grecs étaient arrivés à un accord sur le nouveau plan de rigueur exigé par ses créanciers publics en contrepartie de l'octroi d'une nouvelle aide.

«Le premier ministre grec m'a informé que les partis en présence étaient arrivés à un accord», a déclaré M. Draghi, rappelant qu'une réunion de l'Eurogroupe aurait lieu en fin d'après-midi à Bruxelles au sujet de la Grèce.

M. Draghi a par ailleurs répété qu'il restait opposé à tout «arrangement avec la loi» pour contourner l'interdiction faite par les Traités européens à la BCE de financer un pays membre.

«Toutes ces discussions sur un partage par la BCE des pertes essuyées par la Grèce sont sans fondement», a-t-il déclaré. «L'idée que la BCE pourrait donner de l'argent pour le programme (d'aide à la Grèce) serait une violation de la prohibition de financer» les États, selon lui.

La BCE détiendrait environ 45 milliards d'euros d'obligations publiques grecques, acquises à l'occasion de ses rachats de titres sur le marché secondaire face à la crise de la dette.

Elle a été appelée à renoncer à une partie de ces créances, alors que les pertes de 100 milliards d'euros consenties par les banques et fonds d'investissement créanciers d'Athènes sont jugées, notamment par le FMI, insuffisantes pour permettre au pays de s'en sortir.

Quelques minutes avant la conférence de presse de M. Draghi, une source gouvernementale grecque avait indiqué qu'un accord «final sur le paquet de mesures» de rigueur avait été conclu au sein du gouvernement grec.

«Une question était restée en suspens» à l'issue d'une réunion dans la nuit des trois chefs des partis soutenant le gouvernement de Lucas Papademos, «il y a maintenant un accord final», a affirmé cette source, sans toutefois confirmer que cet accord incluait bien les trois partis gouvernementaux, alors que des rumeurs faisaient état d'une divergence de la petite formation d'extrême droite Laos.

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