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LNH | Hurricanes

Spacek propose un interprète

L’ancien défenseur du Canadien engagerait un traducteur pour Randy Cunneyworth

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Jaroslav Spacek jouait souvent le rôle du bouffon dans le vestiaire du Canadien. Le vétéran défenseur de 38 ans n’a rien changé de sa personnalité même s’il endosse maintenant l’uniforme des Hurricanes de la Caroline.

De retour à Montréal pour une première fois depuis la transaction du 9 décembre pour Tomas Kaberle, Spacek a offert une solution toute simple pour Randy Cunneyworth.

« Ils devraient engager un interprète, a dit le Tchèque. J’ai beaucoup de respect pour Cunneyworth et c’est triste de savoir qu’il perdra peut-être son emploi à la fin de l’année. Tu peux avoir un bon entraîneur même s’il ne parle pas français. »

Le 20 janvier dernier, Spacek avait soulevé une petite controverse. En entrevue avec un journaliste de Washington, il s’était dit heureux de se retrouver loin du cirque entourant l’arrivée de Cunneyworth, un entraîneur unilingue.

« J’ai énormément de respect pour la ville de Montréal et je comprends que les gens parlent en majorité le français, a souligné Spacek. Je suis aussi très fier de mes deux petits garçons, un de neuf ans et un autre de trois ans, ils ont appris le français à l’école ou à la garderie. C’est un très bel héritage. Mais, au hockey, l’objectif est de remporter des matchs. Je ne crois pas que la langue devrait être un facteur. »

Seul en Caroline

Question de ne pas brusquer sa famille, Spacek a pris la route de la Caroline seul, laissant derrière lui ses deux garçons et sa femme.

Il y avait trois spectateurs attentifs, hier, au Centre Bell. Lenka et les petits David et Jacob ont regardé attentivement l’entraînement des Hurricanes.

« Je n’avais pas eu la chance de les voir depuis un mois, a précisé le défenseur. C’est un bon sentiment de revenir à Montréal. J’ai hâte de renouer avec le Centre Bell et mes anciens coéquipiers. »

Une courte conversation

Spacek ne garde pas un très bon souvenir du jour de l’échange avec les Hurricanes. Deux mois plus tard, il ne comprend toujours pas la réaction de Pierre Gauthier.

« Tout juste avant un entraînement, Randy Ladouceur m’a dit que Jacques Martin voulait me parler dans son bureau, a rappelé Spacek. Jacques a immédiatement pris le téléphone pour me placer en contact avec Pierre Gauthier. C’était vraiment étrange comme conversation, Pierre m’a dit qu’il venait de m’échanger, mais il refusait de me dire où. Il voulait attendre d’obtenir tous les papiers de la LNH avant de me dévoiler ma nouvelle équipe. Pierre savait très bien qu’il venait de m’échanger aux Hurricanes. Tout le monde devait le savoir, sauf moi. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas. »

Après près de 30 minutes dans le noir, Spacek a finalement reçu un autre appel de Gauthier lui annonçant son départ pour la Caroline. Quelques minutes plus tard, Jim Rutherford, le directeur général des Hurricanes, lui souhaitait la bienvenue.

« Avec des jeunes comme Emelin et Diaz qui jouaient un plus grand rôle, je ne m’attendais pas à signer un nouveau contrat avec le Canadien, a-t-il ajouté. C’était possiblement mieux pour moi de changer de camp. Honnêtement, je croyais être échangé avant le début de l’année. »

Une autre saison

En 31 matchs cette saison, Spacek a récolté huit points (1 but, 7 aides) et il présente un différentiel de +3. Même s’il est fort conscient que ses belles années sont derrière lui, il aimerait prolonger sa carrière dans la LNH.

« Je veux prouver que j’ai encore ma place dans la LNH et j’aimerais jouer une autre saison », a affirmé Spacek qui vient de célébrer ses 38 ans.

 

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