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Marathon | Maroc

Un Montréalais au départ

Un Montréalais au départ
© Étienne Laberge / Agence QMI Le Montréalais Laurent Jugant participera à une des épreuves les plus difficiles au monde, le Sultan marathon des sables.

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MONTRÉAL – Courir 250 km dans le désert sous une température de 50 degrés Celsius, affronter une tempête de sable et endurer un nombre incalculable d’ampoules aux pieds, voici ce qui attend le Montréalais Laurent Jugant qui participera à une des épreuves les plus difficiles au monde, le Sultan marathon des sables.

 La course n’a rien d’une promenade de santé et même les coureurs aguerris doivent y penser deux fois avant de se lancer dans une pareille aventure.

Au total, chaque surhomme - et surfemme bien sûr - traversera six étapes de 20 à 80 km chacune, avec un sac de 10 kg sur le dos, litres d’eau inclus.

«Je sais que c’est flyé, mais je vois ça comme un dépassement ! a indiqué le marathonien qui aura les deux pieds dans le Sahara sud-marocain, le 6 avril. Pour être honnête, je ne sais pas moi-même ce que je vais faire là. C’est une expérience de vie.»

Dans son sac à dos, on retrouvera entre autres une pompe aspivenin (contre les morsures de serpents et de scorpions), une couverture de survie et une fusée de détresse et des aiguilles (pour crever les ampoules).

Ses seuls vêtements seront ceux qu’il aura sur le dos.

«Je vais porter des souliers un point trop grand à cause de la dilatation des pieds, a-t-il souligné, un brin de folie dans les yeux. Il fera tellement chaud qu’ils prendront de l’expansion.»

55 degrés d’écart

Les 1000 participants devront faire avec des températures avoisinant -5 degrés la nuit, un écart de 55 degrés en quelques heures seulement. Tout ça dans un des environnements les plus hostiles de la planète.

«Un moment donné, ton corps finit par te dire stop, a dit l’homme de 42 ans qui a déjà atteint ce genre de limite psychologique par le biais d’autres épreuves d’endurance. Tu frappes un mur, et je sais qu’il va y en avoir plusieurs durant le trajet. Donc c’est très important d’arriver là crinqué.»

Pour s’entraîner, le Montréalais, serveur dans un restaurant Les 3 Brasseurs, court ses 80 km hebdomadaires, souvent sur des pistes de motoneige.

D’ailleurs, ce mordu de «l’hiver québécois» craint un peu les difficultés liées à la chaleur du désert. Il compte toutefois sur ses 34 marathons précédents, sans parler des 50 miles en cross country du Bear Moutain, pour lui donner confiance. «Tout un challenge!» a-t-il ajouté.

Cette course sera aussi l’occasion pour lui d’amasser de l’argent pour la Fédération québécoise de l’autisme.

 

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