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Radio-Canada : la « mal-biaisée »

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L’ombudsman de Radio-Canada, Pierre Tourangeau, réprimandait sévèrement vendredi dernier la société d’État et sa correspondante au Moyen-Orient Ginette Lamarche au sujet de récents reportages sur Israël.

À la suite de cinq plaintes déposées par Honest Reporting Canada, un organisme réclamant une couverture médiatique honnête envers l’État d’Israël, Tourangeau conclut « que les cinq reportages qui ont fait l’objet de la plainte ne respectent pas l’une ou l’autre des valeurs d’exactitude, d’équilibre et d’impartialité des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada ». Il parle même « d’apparence de partialité » et va à la limite de ce que son mandat d’ombudsman lui permet pour inviter la direction de l’information à avoir une discussion de fonds avec sa journaliste Lamarche « sur ses arguments et ses constats ».

Encore pire

Mme Lamarche n’en est tristement pas à ses premières frasques. En novembre dernier, dans trois autres décisions, à la suite de plaintes cette fois-là du Centre consultatif des relations juives et israéliennes toujours contre cette même journaliste controversée, l’ombudsman établissait le même constat.

Radio-Canada devra d’ailleurs avouer qu’une citation dans un de ses reportages était fabriquée de toutes pièces. La source mentionnée, un dénommé simplement Maurice, n’aurait en fait jamais dit ce que Lamarche rapportait.

Diffuser de l’information sur le conflit le plus médiatisé du monde n’est pas une mince tâche. Malheureusement, pratiquement aucun autre Québécois n’a le privilège d’être payé pour habiter là-bas et rapporter ici ce qui se passe dans cette région.

Quand le biais journalistique de gauche s’exprime quotidiennement sur les ondes de la société d’État au sujet des enjeux nationaux, il existe au moins un contrepoids dans l’ensemble des autres médias pour permettre aux auditeurs de voir les deux côtés de la médaille et de se faire une idée. Tel n’est pas le cas quand l’actualité nous provient de Tel Aviv ou de Jérusalem.

Des corrections

Autant il faut saluer la diligence de l’ombudsman radio-canadien dans ce dossier, autant il faut questionner le laxisme de la direction de la même boîte qui refuse de sanctionner la journaliste délinquante. Les hauts dirigeants de la Société Radio-Canada cautionnent-ils les propos désobligeants, le parti pris propalestinien et les pratiques douteuses de leur employée Lamarche? Tant que la direction de la SRC restera muette et continuera de diffuser les reportages d’une journaliste en croisade, la question restera pertinente.

Au lieu de faire le job pour lequel les contribuables le paient grassement et assurer l’intégrité de son organisation, le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, préférait utiliser cette semaine sa tribune devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour continuer ses attaques déloyales contre ses concurrents privés, en plus de se glorifier publiquement sur l’exactitude et la pertinence du radiodiffuseur public. Pas un mot évidemment sur le biais idéologique qui contamine Radio-Canada.

De telles flagorneries de Lacroix apportent simplement de l’eau au moulin de ceux et celles, de plus en plus nombreux, qui réclament non pas seulement de petites coupures de 10 % à Radio-Canada, mais carrément sa privatisation au plus vite ou l’élimination de son financement public de plus de 1,1 milliard de dollars annuellement.

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