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Plus qu'un grand-père

Plus qu'un grand-père
photo Le Journal de Montréal, Codie McLachlan

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Blake Geoffrion a grandi à Nashville, la capitale mondiale du country. Du Tennessee, il ne pouvait saisir la portée de son nom de famille et l’impact de son grand-père, Bernard « Boum Boum » Geoffrion.

Le 11 mars 2006, Geoffrion a découvert une partie importante de ses racines. Il savait depuis longtemps que le hockey coulait dans les veines de sa famille, mais il ignorait à quel point.

Blake avait seulement 18 ans quand il a vu le chandail numéro 5 de son grand-père être hissé dans les hauteurs du Centre Bell. Lematin même de ce moment inoubliable, Boum Boum a rendu l’âme à l’âge de 75 ans dans un hôpital d’Atlanta.

« C’était vraiment un mélange d’émotions, s’est rappelée la nouvelle acquisition du Canadien lors d’un entretien téléphonique, hier, au Journal de Montréal. J’ai compris l’impact de mon grand-père le jour du retrait de son chandail. Pour moi, il était juste mon papi, mais il était beaucoup plus grand pour la ville de Montréal, le Canadien et la LNH. »

Même s’il ne parle pas la langue de Molière, le jeune Blake adorait écouter les récits de son papi comme il le surnomme toujours au téléphone.

« Je croyais parfois qu’il s’agissait uniquement d’histoires de grand-père et qu’il exagérait un peu, a dit l’ancien ailier des Predators de Nashville. Il me parlait du Rocket, de Jean Béliveau ou de Dickie Moore. C’était toujours drôle et j’adorais l’écouter quand il me racontait ses anecdotes de hockey. »

Un trou dans une clôture

Plus jeune, Blake a compris pourquoi on surnommait son grand-père Boum Boum.

« Je jouais au hockey dans la cour et Bernard a pris mon bâton pour m’enseigner l’art d’un tir frappé. Comme je suis gaucher, il a tenu mon bâton avec la palette dans le mauvais sens puisqu’il était droitier. Ça ne l’a pas empêché de décocher un puissant tir et de faire un trou dans la clôture. Mon père (Danny) a pris plusieurs années avant de remplacer la clôture. »

De sages conseils

En plus de lui offrir un petit cours pour la puissance d’un tir, il a gardé en tête deux conseils importants de son papi.

« Il me disait toujours que pour marquer, tu dois prendre un tir sur le but. C’est assez simple comme conseil, mais il me le disait tout le temps. Le deuxième, il me rappelait l’importance de respecter les partisans et de toujours rester poli et aimable avec eux. On ne refuse pas un autographe. »

Des autographes, Geoffrion risque d’en signer plus d’ici les prochaines semaines.

Acquis dans la transaction d’Hal Gill, vendredi dernier, Geoffrion, 24 ans, pourrait devenir la quatrième génération de sa famille à endosser l’uniforme du Canadien.

Howie Morenz, son arrière-grand-père et son père Danny Geoffrion ont aussi porté les couleurs du bleu-blanc-rouge.

« J’étais un peu sous le choc quand j’ai appris mon départ des Predators, mais c’était un scénario incroyable pour moi de me retrouver au sein de l’organisation du Canadien. J’ai hâte de faire mes débuts avec l’équipe de ma famille. Pour l’instant, je veux regagner ma confiance avec les Bulldogs avant de penser à Montréal. »

Un bon départ

À ses deux premiers matchs à Hamilton, Geoffrion a fait un premier pas dans la bonne direction en amassant 5 points (1 but, 4 aides).

« Le jour de la transaction, Pierre Gauthier m’a parlé au téléphone pour me dire qu’il pourrait y avoir d’autres changements avec le Canadien, a souligné Geoffrion qui a joué 22 matchs cette saison à Nashville. Il ne m’a fait aucune promesse. Ce sera à moi de prouver aux dirigeants que j’ai ma place dans la LNH. »

Le défenseur Frederic St-Denis a parlé en termes élogieux de son nouveau coéquipier avec les Bulldogs.

« Blake travaille fort, il voit bien le jeu et il a été utilisé à toutes les sauces en raison de nos nombreux blessés, a expliqué St-Denis lors d’un entretien au Journal de Montréal. Il nous disait aussi dans l’autobus à quel point il est fier de se retrouver dans l’organisation du Canadien. Je le vois avec le CH dans un avenir proche. »

Le jour où Geoffrion endossera l’uniforme du Tricolore, il y aura possiblement des spectateurs attentifs dans les hauteurs du Centre Bell. Les numéros 5 et 7 le surveilleront attentivement.

 

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