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Projet de loi C-10

Demande de marche arrière

Stephen Harper
CHRIS WATTIE

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La Commission mondiale sur la politique des drogues réclame la suppression des peines minimales obligatoires du projet de loi C-10 sur la criminalité dans le cas des infractions mineures relatives au cannabis.

 

Dans une lettre adressée mercredi au premier ministre Stephen Harper et à l’ensemble des sénateurs, on peut lire que cette commission estime que cette approche répressive serait contre-productive et que cela coûterait cher aux contribuables d’enfermer plus de monde.

Les membres de la Commission mondiale sur la politique des drogues – parmi lesquels l’ancienne juge de la Cour suprême du Canada Louise Arbour, le fondateur de Virgin Richard Branson ou encore les anciens présidents du Brésil et de la Colombie, Fernando Henrique Cardoso et César Gaviria Trujillo – s’appuient sur l’expérience des États-Unis qui a imposé dans les années 80 des peines minimales pour les infractions mineures liées au cannabis.

Ils affirment que le Canada ferait une grave erreur qui ne résoudrait rien et recommande plutôt aux conservateurs de dépénaliser la consommation de cannabis et de le taxer, gageant que ce serait plus rentable et plus efficace pour lutter contre le trafic de drogue.

Le projet de loi C-10, qui est fortement dénoncé par le gouvernement de Québec, est actuellement étudié au Sénat.

 

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