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Marc Fisher

Visite libre chez l’auteur

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L’auteur prolifique, qui a connu notamment un succès phénoménal avec sa série Le millionnaire, vendue à 2 millions d’exemplaires à travers le monde, nous raconte son coup de foudre pour sa maison de style manoir Tudor. Telle une apparition, elle se dressait là, par hasard, sur son chemin et s’offrait aux visiteurs en mode speed dating.

Chasseur de maisons

Chasseur de maisons bredouille pendant une longue année, il frappa droit dans le mille lors d’une balade en voiture avec sa fille. La perle rare recherchée depuis longtemps était grande ouverte aux visiteurs dans le cadre d’une visite libre.

« Oh non, papa, pas encore une visite de maison! » s’exclama la petite Julia, qui insista pour attendre son père dans l’auto. Mais le papa était totalement sous le charme sans même avoir fait les premiers pas dans cette grande demeure qui allait devenir la sienne... quelques heures plus tard. Avec son imagination galopante et son sens aiguisé de scénariste, voici l’histoire de sa première impression, à la fois farfelue et inattendue.

« Lorsque je suis monté à l’étage, j’ai vu une chambre toute rose. Instantanément, je me suis dit que c’était la chambre de ma fille, car le rose est sa couleur préférée. Il y avait aussi un petit chien, un Yorkshire, exactement la race de chien que nous voulions acheter. Mais le plus curieux , c’est vraiment le sentiment instantané que j’ai eu en entrant, alors que se déroulait la visite libre. Il y avait une quarantaine de personnes qui la visitaient en même temps, et, dès l’entrée, je me suis dit : mais qu’est-ce qu’ils font tous ici, ces étrangers, dans MA maison? »

Il a ensuite téléphoné à sa conjointe, insistant pour qu’elle vienne la visiter immédiatement. Elle fut aussi sous le charme, mais questionna Marc : « Est-ce qu’on a les moyens? Non, mais on va l’avoir quand même », raconte-t-il avec conviction. « Le courtier immobilier m’a dit que le vendeur était très motivé, et ça, c’était de la musique à mes oreilles! » ajoute-t-il.

Une heure et demie plus tard, après une offre et une contre-offre, l’inépuisable chasseur déposa les armes, célébrant sa victoire. Il était d’autant plus heureux de ne rien avoir à rénover dans cette maison.

« J’ai rénové environ 25 maisons dans ma vie. Ici, je me suis dit que j’étais récompensé pour tout le temps investi dans la rénovation au fil des ans. J’étais quand même un peu fou de l’acheter avant même de vendre mon autre maison, que j’ai fini par vendre un an plus tard ! »

 

Le bureau de l'écrivain

La grande propriété offre 4 500 pieds carrés aux occupants! L’écrivain avait l’embarras du choix pour la pièce qui allait devenir son bureau. Il choisit la plus petite.

« Je vis dans une grande maison, mais, c’est curieux, nous sommes toujours dans la cuisine, et mon bureau est la pièce la plus petite. Je pourrais écrire dans un placard. En période d’écriture, ça finit toujours que mon bureau devient un vrai capharnaüm. J’accumule des papiers partout, mais cet effet d’accumulation, c’est quelque chose de rassurant pour moi, et le fait d’écrire dans un petit espace, ça limite l’espace où le désordre règne. »

L’auteur recommencera peut-être bientôt sa chasse aux maisons, mais cette fois à Los Angeles, puisqu’il vient de louer un bureau dans les locaux de Paramount, où il développe actuellement des projets de scénarios de film! « Sur invitation » à L. A., peut-être?

Lieu de création

Marc Fisher a quand même la chance de pouvoir écrire partout. Il a d’ailleurs écrit plusieurs livres sur la table de la cuisine.


« Mon bureau était vraiment trop en désordre, alors j’ai trouvé une autre pièce, et celle-là, en plein cœur de l’action familiale. Je suis dans une bulle, totalement concentré peu importe ce qui m’entoure. Ça peut parfois poser problème lorsque ma femme, par exemple, me dit que ça fait cinq fois qu’elle me répète quelque chose. Je suis comme les golfeurs professionnels qui ne lèvent jamais la tête lorsqu’ils frappent. »
 

 

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