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Mile-End

L’urbanisme au secours des artistes

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Eric Bolte / Agence QMI Le Mile-End est sur un pied d’alerte depuis quelques années.

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Le Plateau-Mont-Royal a adopté lundi matin un projet de modification du Plan d’urbanisme visant à limiter la superficie et l’emplacement de certaines activités du secteur Saint-Viateur Est afin d’y maintenir les ateliers d’artistes.

Le projet devrait freiner la spéculation immobilière dans ce quartier. Une zone au nord de la rue Maguire, entre les avenues Casgrain et Henri-Julien, est désormais identifiée comme secteur d’emplois. Les projets résidentiels n’y sont plus autorisés.

«Les ateliers créatifs sont menacés par la pression immobilière, a soutenu le conseiller d’arrondissement du Mile-End, Richard Ryan. Or, ce secteur compte environ 800 artistes, artisans et travailleurs culturels.»

Inquiétudes des artistes

Le Mile-End est sur un pied d’alerte depuis quelques années. En juin dernier, le promoteur immobilier Allied a racheté l’une des superstructures de béton du secteur, le 5455, rue de Gaspé. Son but est d’y créer des logements et des bureaux. Le promoteur espère que l’attractivité du quartier fera monter les loyers, ce qui inquiète les artistes.

Depuis une vingtaine d’années, ils avaient trouvé dans ces anciennes manufactures un endroit parfait où installer leurs ateliers. C’est pour répondre à leurs craintes que ce nouveau Plan d’urbanisme a été adopté.

«C’est un signe encourageant, s’est réjouie Isabelle Anguita du regroupement d’artistes Pied Carré. Cela crée les conditions favorables à une mixité entre les artistes et d’autres petites activités.»

Pour les petits usages

Le projet ne s’adresse pas uniquement aux artistes. En fixant également une limite de surface occupée par les entreprises dans ces énormes blocs de béton, il favorise l’ensemble des petites «entreprises».

«Cette limite est de 500 mètres carrés, ce qui veut dire que chaque étage devra accueillir au minimum huit ou neuf entreprises différentes, a détaillé Richard Ryan. Il ne sera pas possible par exemple d’installer un gros centre d’appel sur tout un niveau.»

L’ensemble de ces mesures, gardées secrètes jusqu’à lundi pour ne pas affoler le marché immobilier, pourrait compromettre les plans des promoteurs qui lorgnent du côté des beaux volumes des superstructures. Il a été impossible de joindre le groupe Allied pour connaître sa réaction. Le promoteur serait en négociation pour le rachat du 5445, rue de Gaspé, qui jouxte le 5455.

 

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