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Duplessis et Godbout en rappel

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C'est demain qu'arrive en librairie Un cynique chez les lyriques : Denys Arcand et le Québec (Boréal, 2012), un essai de Carl Bergeron. Je parlerai de ce livre absolument remarquable dans ma chronique de mercredi, dans le 24h.

Mais d'ici là, j'aimerais remettre en circulation ce magnifique extrait de la série Duplessis, réalisée par Denys Arcand. Il s'agit d'un morceau d'anthologie de la télévision québécoise, qui met en scène en une quinzaine de minutes les paramètres les plus fondamentaux de notre condition collective. Duplessis et Godbout y débattent du passé, du présent et de l'avenir du peuple québécois, qu'on appelait alors canadien-français.

On a dit beaucoup de mal de Duplessis depuis soixante ans. Très souvent avec raison. Mais il n'en demeure pas moins que l'homme n'était pas sans grandeur, à sa manière et qu'on ne peut aucunement le réduire à la caricature grossière qui reste encore vivante dans la conscience collective. Arcand a su la dévoiler et la mettre en scène. Confession qui ne surprendra personne : chaque fois que je l'écoute, j'en suis profondément ému.

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5 commentaire(s)

Charles f. Labrecque dit :
12 mars 2012 à 19 h 07 min

Je dirais que bien des faussetés ont été dites au sujet de Maurice Duplessis, pour l'avoir connu personnellement cette homme avait un grand coeur cependant plusieurs l'ont exploités. Pour être en mesure de bien le comprendre l'analyse doit être faite en considérant l’environnement qui existait à ce moment et aussi comprendre les tiraillements entre l'état et l'église qui se voyait perdre des influences et son autorité auprès du peuple québécois. Il faut savoir aussi que une grande parti de la population était analphabète dans ces années là.

jeffrey monger dit :
12 mars 2012 à 21 h 05 min

mais il dit vrai au sujet des libéreaux et qu'il faut que ça se passe au Québec.

Gilles Laplante dit :
13 mars 2012 à 13 h 12 min

Je ne pensais pas que le déresponsabilisation des québécois remontait à Duplessis quand il s'exclame: "C'est pas d'leu faute".

jackwood dit :
13 mars 2012 à 18 h 01 min

Wow, belle scène, grands acteurs. Je pense que Maurice Duplessis aimait profondément les Canadiens- Français. Je pense aussi que si Maurice Duplessis était si proche du clergé, c`est que le clergé poussait les couples à avoir des enfants. Le pouvoir du nombre est très important, surtout dans une démocratie. L`époque Duplessis est véritablement terminé aujourd`hui. Qui peut prédire à quoi va ressembler le Québec dans 100 ans ? Personne.

Gilles Laplante dit :
14 mars 2012 à 11 h 35 min

J'ai aussi bien aimé la séquence où Godbout parle des héros de nos élites. Je me souviens les commentaires qu'on entendait après la guerre sur le sort de ce pauvre Pétain. Ça n'a pas vraiment changé, nos élites aiment toujours autant les dictateurs, surtout ceux du moyen-orient.

Commentaires

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