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« Brutalité policière »

Des casseurs déchaînés

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Vitrines saccagées, voiture de police renversée, magasin pillé: des centaines de manifestants ont pris d’assaut le centre-ville de Montréal hier. Encore une fois cette année, le rassemblement a donné lieu à de la casse et à plus de 200 arrestations.

La 16e édition de la manifestation contre la brutalité policière a une fois de plus été marquée par le vandalisme et le saccage dans les rues de Montréal.

Selon un bilan provisoire dressé au cours de la nuit, les policiers rapportent plus de 200 arrestations, ainsi qu'une dizaine de policiers blessés légèrement. De plus, plusieurs voitures de police ainsi que des voitures de citoyens ont été ciblées par des casseurs.

Le SPVM doit tenir une conférence de presse à 10h30, vendredi, pour livrer son bilan officiel.

Des malfaiteurs ont même renversé une auto-patrouille à l’angle des rues McGill et Sainte-Catherine, un peu avant 19h30. Plusieurs militants ont perdu le rythme de la manifestation pour admirer et poser devant la carcasse du véhicule, renversé sur le toit.

« Allez! Ce n’est pas terminé! Ce n’est que du spectacle! Continuez à manifester! Il ne faut pas abandonner pour du spectacle », s’époumonait un militant.

Un peu plus tôt, vers 17h50, des centaines de manifestants se sont entassées au parc Émilie-Gamelin, avant de prendre part à la marche. Dès le début, des feux d’artifices ont été projetés dans le ciel et des pétards explosaient un peu partout.

À l’angle Sherbrooke et Aylmer, les policiers ont rapidement tenté de disperser les gens. Ils venaient de déclarer la manifestation illégale après que des militants aient lancé des projectiles en leur direction. Certains ont même lancé des morceaux d’asphalte et de glace. Les policiers ont répliqué en faisant exploser des grenades assourdissantes.

« C’est complètement débile. Ils foncent (les policiers) sur tout le monde comme des sauvages. C’est quoi leur problème? », s’indigne une manifestante, en larmes.

Dispersés

À ce moment, la foule de manifestants s’est séparée. Une centaine d’entre eux s’est dirigée vers la rue Sainte-Catherine. Ils marchaient à travers les automobilistes visiblement pris par surprise par cet attroupement imprévu. Plusieurs klaxonnaient, certains pour montrer leur approbation au mouvement, d’autres pour manifester leur impatience.

Des manifestants ont démontré leur mécontentement face à la tournure des événements. « Ils (les policiers) sont vraiment de mauvaise foi. Ça vient à peine de commercer qu’ils veulent mettre un terme », lance un manifestant.

Pillages

Une fois sur Sainte-Catherine, les manifestants et les policiers ont joué au chat et à la souris. Durant près d’une heure, ils se promenaient sur des centaines de mètres entre les rues Drummond et de la Montagne.

À ce moment, plusieurs méfaits ont été commis par les manifestants, visiblement fâchés d’être pris en souricière. Des poubelles étaient lancées dans le milieu de la rue, des vitrines de magasins ont été saccagées.

Le commerce Future Shop s’est même fait voler par une dizaine de manifestants. Des pilleurs ont pris la fuite notamment avec des consoles Play Station.

La manifestation s’est terminée en face de la Bibliothèque nationale, après que les policiers aient procédé à une centaine d’arrestations.


► Pendant ce temps, à L’Assomption, une vingtaine d’étudiants du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption ont offert un bouquet de fleurs symboliques aux policiers.

 

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