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Vente d'alcool

Plus dur qu’au dépanneur

Les SAQ plus strictes avec les mineurs

Plus dur qu’au dépanneur
Photo le journal de montréal, stéphan dussault Il est plus difficile pour les mineurs de sortir de l'alcool à la SAQ que dans les dépanneurs.

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Seulement 8 des 100 mineurs envoyés incognito dans des SAQ du Québec ont réussi à sortir de l’alcool.

Une tournée des grands-ducs dans les Sociétés des alcools du Québec de 10 régions de la province a permis de constater que l'interdiction de vente d'alcool à des mineurs était généralement respectée.

Enquête rigoureuse

Entre le 26 janvier et le 12 février dernier, nous avons demandé à une firme indépendante d'envoyer des jeunes de 14 à 17 ans dans une SAQ pour tenter d'acheter de l'alcool.

L'opération a été tentée à 100 reprises, autant par des garçons que des filles. Pour ne pas cacher leur visage, ils ne devaient pas porter de lunettes de soleil ni de casquette. À chaque fois, le jeune est entré seul pour se procurer de la bière.

Résultat : dans huit cas, le jeune a réussi son coup sans même que le caissier ne lui demande une pièce d'identité.

Un résultat conforme à des enquêtes similaires de la SAQ, qui envoie des mineurs dans l’ensemble de ses 410 succursales trois fois par année.

« Il y a cinq ans, des reportages parlaient de quatre à six jeunes sur 10 qui réussissaient à sortir de l’alcool. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », se réjouit Isabelle Merizzi, directrice des affaires publiques à la SAQ.

14 ans...

L’ombre la plus importante de cette enquête : une fille de seulement 14 ans a réussi à acheter de la bière dans une SAQ de Grand-Mère, en Mauricie.

« Les filles ont souvent l’air plus vieilles que les garçons. Ça explique cette erreur, mais ça ne l’excuse pas, ajoute Isabelle Merizzi. Les commis doivent carter au moindre doute. »

Ça explique également pourquoi aucun garçon n'a réussi à déjouer le caissier de la SAQ, alors que cet « exploit » a été revendiqué par huit filles.

À l’épicerie

Des enquêtes effectuées dans des dépanneurs et des supermarchés montrent une autre réalité. En février, un journaliste a demandé à un garçon et à une fille de 16 ans d'acheter de l'alcool, des cigarettes ou des billets de loterie dans un dépanneur du coin. Dans 5 des 10 visites, l'opération n'a pas causé la moindre difficulté.

Même taux de succès dans des dépanneurs de Laval. Les supermarchés semblent poser encore moins de problèmes, le jeune ayant souvent la possibilité de choisir le commis lui apparaissant le moins consciencieux alors que dans un dépanneur, il n'a généralement pas le choix.


► La Régie des alcools, des courses et des jeux rappelle qu'un employé ne peut vendre de l’alcool à un adulte « s’il sait qu'il en achète pour un mineur. »

 

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