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Qui sera Le dindon de la farce?

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Photo Courtoisie Le dindon et son impressionnante distribution terminent leur tournée à la salle Albert-Rousseau le 26 mars.

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Nul besoin d'être devin pour imaginer que le dindon de la farce ne sera peut-être pas celui qu'on pense... Mais allez donc savoir lequel des 16 comédiens aura un fil à la patte dans Le dindon, Feydeau n'ayant pas son pareil pour farcir... le public!

Jouée une trentaine de fois au Théâtre du Nouveau Monde, dont une semaine en supplémentaires, Le dindon et son impressionnante distribution terminent leur tournée à la salle Albert-Rousseau le 26 mars. Rémy Girard, Véronique LeFlaguais, Linda Sorgini, Alain Zouvi et Carl Béchard interprètent les principaux personnages de la comédie mise en scène par Normand Chouinard.

« Feydeau est à la comédie ce que Mozart est à la musique, un génie! Il avait la capacité exceptionnelle d'entendre les réactions du public pendant qu'il écrivait. Ses répliques sont écrites avec la précision d'une horlogerie », soutient Carl Béchard, de passage à Québec récemment.

« Le personnage central de Le dindon, c'est Vatelin (Rémy Girard), qui est marié avec Lucienne (Linda Sorgini). Moi, je joue Redillon et je suis le prétendant de la femme de Vatelin, mon meilleur ami.

« Sauf que Lucienne jure qu'elle ne trompera jamais son mari, à moins d'apprendre que celui-ci l'a trompée. Et, jusqu'à preuve du contraire, Vatelin est fidèle », explique le comédien, soulignant que la situation est d'autant plus complexe que Pontagnac (Alain Zouvi) est lui aussi fou d'amour pour Lucienne, sans savoir qu'il s'agit de la femme de son meilleur ami.

Pas de morale

« Dans Le dindon, les femmes sont intelligentes, mais les hommes n'ont pas de morale ni de principes. Ils sont totalement menés par le désir sexuel. Ils sont toujours en train de se sauver de quelque chose, en train de mentir. Ils carburent à l'hypocrisie. Tout pour atteindre le but de leur obsession », affirme Carl Béchard en riant.

« Bien sûr, il y a trois ou quatre portes qui claquent. On ne peut pas jouer du Feydeau sans portes, parce qu'il y a des surprises derrière chacune. Ce n'est pas banal, ça fait partie du rythme », ajoute-t-il, confiant avoir tenté l'exercice avec ses étudiants au Conservatoire de Montréal.

Ancré au tournant du XIXe siècle, Le dindon, une comédie en trois actes et en trois lieux, affiche une allure très Toulouse-Lautrec, au dire du comédien qui passera l'été en Provence pour jouer dans Les femmes savantes sous la direction de Denis Marleau, avec qui il a fondé le Théâtre Ubu.

En Provence

« Les représentations ont lieu du 24 juin au 18 août, dans la cour d'un petit château (qui peut néanmoins accueillir 1 000 spectateurs) à Grignan, un petit village au sud de Lyon.

Toujours avec le Théâtre Ubu, on va reprendre un spectacle créé il y a 20 ans, Oulipo Show, juste avant Noël et en tournée en février 2013 », ajoute Béchard, qu'on a aussi vu dans Belle-Baie (le maire), Virginie (Harold Morissette) et 4 1/2 (le méchant vétérinaire Étienne Raymond).

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