/opinion
Navigation

Faites payer les casseurs!

Coup d'oeil sur cet article

La violence de la manifestation dans les rues de Montréal, jeudi dernier, ne doit pas rester impunie.

Des sauvages ont fracassé des vitres, vandalisé une auto de police, pillé des commerces et blessé des policiers.

Ces voyous abusent de leur droit de manifester pour s'adonner à des activités illégales, comme ce fut le cas lors de 13 des 15 dernières éditions de ce tristement traditionnel rassemblement pour dénoncer la prétendue brutalité policière.

Syndicalisme étudiant

Pire encore : la Coalition large de l'association pour la solidarité syndicale étudiante (CLASSE) participait, cette année, à cette manif. Les leaders des grèves étudiantes s'associaient, de manière tout à fait irresponsable, à la racaille masquée.

D'autres associations se sont, fort heureusement, dissociées de ces trouble-fête. Saluons notamment la FEUQ, qui a clairement pris ses distances.

Il faudra rapidement trouver le moyen d'empêcher les truands cagoulés de défiler dans les rues. (Tant qu'à y être, pourquoi pas en profiter pour aussi interdire la burka ou le niqab en public?)

Le fantôme

Malgré qu'il appuie cette idée, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, démontre, une fois de plus, son incapacité à assumer ses fonctions. Vendredi, après que le chef de police eut fait face à la presse, le maire Tremblay est sorti de son mutisme pour nous affirmer que sa « tolérance atteint ses limites ». Il y a deux ans, il décrétait aussi une supposée « tolérance zéro » devant des grabuges du même acabit. Tellement de fermeté dans les propos de notre maire que même les pigeons de la place Jacques-Cartier n'ont pas eu peur.

Va-t-il falloir que de simples citoyens aillent contre-manifester, en ligne devant les vitrines des commerces, pour les protéger lors de la prochaines manifestation violente?

Maire idéal

Un maire avec une colonne vertébrale aurait été dans la rue tôt vendredi matin, en train de faire le tour de chacun des commerces victimes des vandales. Il aurait regardé chacun de ces petits commerçants dans les yeux pour leur dire qu'il prend l'engagement que de tels actes ne se reproduiront plus. Il rappellerait que ces honnêtes et travaillants marchands font la fierté de notre ville et que nous ne laisserons plus les crapules nous faire honte.

Pour enseigner une leçon de vie fondamentale à des étudiants qui se croient tout permis, le maire aurait ramassé les factures des dommages causés à chacun des commerçants de la rue Sainte-Catherine pour les envoyer à la CLASSE, adressées à son porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, accompagnées d'une mise en demeure de payer dans les plus brefs délais.

Les leaders étudiants les plus fanatiques sur un power-trip en aurait pris pour leur rhume. Les étudiants modérés auraient eu une arme pour se débarrasser de ces éléments les plus radicaux qui présentement nuisent et discréditent la légitime cause des jeunes.

Il est grandement temps qu'un leader montréalais se lève pour rappeler qu'il y a un coût à assumer pour celui qui abuse de la propriété publique ou privée. Un geste concret afin de sortir aussi, ne serait-ce que quelques heures, la métropole québécoise de sa pathétique morosité.

Commentaires