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La Mer de Chine en ébullition

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Pendant que le monde a les yeux tournés vers le Moyen-Orient et s’inquiète de la hausse des tensions entre Israël et l’Iran, une querelle pour des îles inhospitalières en Extrême-Orient pourrait dégénérer en conflit international.

La Chine, assoiffée de pétrole et de gaz naturel, a commencé à raffermir son contrôle sur une région riche en hydrocarbures et qu’elle considère lui appartenir historiquement. Le problème est que Taïwan, le Vietnam, les Philippines la Malaisie et Brunei portent le même regard possessif sur la Mer de Chine méridionale.

Il faut dire que ce bout d’océan Pacifique a de quoi nourrir toutes les tentations. L’estimation des réserves pétrolières encore inexploitées va de 28 milliards à 213 milliards de barils, de quoi soutenir les demandes énergétiques chinoises pour 60 ans ! De plus, la pêche y est phénoménalement abondante : au moins 10 % des prises mondiales y sont faites.

Pour imposer ses volontés, Beijing possède la flotte la plus menaçante d’Asie : 62 sous-marins, 13 destroyers (contre-torpilleurs), 65 frégates et depuis tout récemment, un porte-avions. En décembre dernier, le président Hu Jintao a ouvertement appelé la marine chinoise « à accélérer son développement et à se préparer à la guerre. »

Déjà certains pays de la région, qui contestent la souveraineté chinoise, ont appelé les États-Unis à l’aide. Les Philippins tiendront à la mi-avril dans les eaux du secteur des exercices militaires avec les Américains. Le Pentagone compte d’autre part ancrer des navires de guerre au large de Singapour et installer une base de Marines dans le nord de l’Australie.

 

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