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La Barbade en six paroisses

Dans cette ancienne colonie britannique, on désigne le territoire en termes de paroisse et non de ville. Petite virée dans 6 des 11 parishes de l’île. - Pierre Deschênes

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ST. MICHAEL abrite la capitale Bridgetown

Tout tourne autour de la capitale Bridgetown : le Parlement, la cathédrale, les hôpi­taux, le stade de polo, le port, les bureaux, les gens et les bouchons de circulation ! Bien qu’il s’agisse d’un incontournable, ce n’est pas dans cette grosse bourgade que l’on va vraiment apprécier La Barbade, une destination aux paysages très diversifiés. Pour ceux qui aiment la plage pour y faire de la marche, la portion nord de la ville offre une bande de sable longue de 2,5 km fort agréable qui donne sur la partie caribéenne de l’île : à gauche, la mer calme et turquoise, à droite, des arbres, des habitations et des usines : une de rhum (Cockspur) et une d’électricité ! Celle-ci donne lieu à un spectacle étonnant : des Bajans (les habitants de La Barbade) qui se baignent au pied des rejets d’eau (propre et chaude comme un bain-tourbillon) qui s’écoule assez vite pour que les nageurs y fassent du surplace à contre-courant ! Au loin, on peut apercevoir un sous-marin qui permet aux touristes d’explorer les fonds marins ou le yacht privé L’Éclipse, le plus grand au monde et valant 900 millions d’euros, du milliardaire russe Roman Abramovitch, un habitué de La Barbade, selon le témoignage d’insulaires. Le spectacle est partout, il suffit d’être attentif... Au sud de la capitale, il ne faut pas manquer les nombreux restaurants et bars de la charmante petite baie de St. Laurence Gap; à voir surtout en soirée. Derrière Independance Square, au cœur de la capitale, le Parlement et la cathédrale St. Michael’s.

CHRISTCHURCH, entre Atlantique et Caraïbes

C’est dans la paroisse de Christchurch que le touriste fait connaissance de l’île puisque c’est là que se trouve l’aéroport international. Située à l’extrémité sud du pays, elle baigne entre deux eaux : celle de la mer calme des Caraïbes et celle, agitée, de l’océan. Oistins, ville principale de la paroisse, est réputée pour son marché aux poissons. Le long du quai, des tortues font la joie du touriste qui réussit à les voir. Le vendredi soir, c’est la fête dans le secteur : les Bajans s’installent sur des tables à pique-nique pour savourer des poissons cuits sur le gril et siroter quelques Banks ou un rhum punch. Tout à côté, la plage de Enterprise (mieux connue sous le nom de Miami), avec ses pins, ses palmiers, ses bougainvilliers et ses banarmiers (amandiers tropicaux) qui procurent ombre et couleur. La plage d’Enterprise, connue aussi sous le nom de Miami, est très fréquentée par les Bajans.

ST. THOMAS, la chic

Située au centre-ouest, la paroisse de St. Thomas abrite la plupart des grands hôtels et complexes touristiques qui donnent sur la mer des Caraïbes. Pas étonnant que le chef-lieu, Holetown, soit riche en commerces haut de gamme, restaurants et autres. Mais il faut aussi s’en éloigner, en montant dans les collines vers l’est, pour découvrir une belle production artistique, que ce soit du batik décliné de diverses façons au Batik Studio & Gallery, la galerie d’art On the Wall, où l’on trouve des tableaux de peintres locaux renommés et plusieurs objets d’art qui font de jolis souvenirs, ou encore la fameuse fabrique de céramique Earthworks avec sa vaisselle hypercolorée. La fabrique de céramique Earthwoks est fort réputée dans l’île; ses produits parent certains restaurants.

ST.LUCY, la sauvage

Il faut se rendre à la pointe nord de l’île, où les taxis se rendent pour une quarantaine de dollars canadiens ! Le bout du monde, du moins pour son paysage sauvage, sa population plus clairsemée, sa circulation moins dense. Ici, c’est le spectacle des vagues. Sur de hautes falaises, l’eau s’abat avec fracas, gruge la roche, s’immisce dans le sol. La visite d’une spectaculaire caverne s’impose moyennant une dizaine de nos dollars, mais on peut tout aussi bien voir ce spectacle grandiose en longeant la côte ou en s’asseyant sur une esplanade bien aménagée et d’accès gratuit. Comme presque partout à la Barbade, on abandonne sa voiture un peu n’importe où sans avoir à payer. Étonnamment, le bus se rend jusque dans ces coins reculés, car le système est bien développé. Les vagues se brisent avec fracas sur les falaises à la pointe nord de l’île.

ST. JOHN et ses collines

La plage de Bathsheba, qui fait la joie des surfers, se trouve sur la côte est, dans la paroisse de St. John. Pour y accéder, on doit traverser des collines aux routes sinueuses et improbables. Mais le panorama est spectaculaire à l’arrivée. Des rochers, sculptés par les flots, prennent des airs de champignons. Pas question de baignade à cause des courants trop dangereux, même s’il est possible de se mettre les pieds à l’eau. Pour profiter au maximum du coup d’œil sur cette longue plage, une visite au restaurant Round House pour le dîner constitue un bon choix. Sur le chemin du retour, la fabrique de rhum plusieurs fois centenaire St. Nicholas Abbey, propose aux visiteurs le tour de ses installations et, les mardis et jeudis, on assiste à la coupe de la canne à sucre. Le site est impressionnant avec ses arbres matures. Bathsheba attire les surfers et des marchands ambulants.

ST. PHILIP à la plage

Il faut aller à Crane Beach, considérée par certains comme l’une des plus belles au monde : son sable prend des teintes rosées avant d’être lavé par des vagues qui viennent de toutes les directions à la fois dans un tumulte indescriptible. La baignade y est dangereuse pour les non-initiés. Nous sommes à deux pas de chez M. Eugene Melnyk, propriétaire des Sénateurs d’Ottawa et du pub Bert’s, à Rockley, où une horloge fait le décompte avant chaque match de hockey qui est présenté sur de multiples écrans de télévision de l’établissement. Quelques kilomètres plus au nord de Crane, ne manquez pas Bottom Bay : une autre plage aux vagues violentes et au coup d’œil saisissant : l’océan prend à cet endroit plusieurs teintes de bleu. Considérée par certains comme une des plus belles plages au monde : Crane avec son sable rosé.

 

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