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Cas de conscience

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La question est légitime, car elle pose un cas de conscience. Si les Coyotes de Phoenix deviennent les Nordiques de Québec, qu’est-ce qui attend le directeur général Don Maloney et l’entraîneur Dave Tippett ?

Si les deux hommes sont ouverts d’esprit et qu’ils veulent conserver leur poste, ils vont se mettre à l’étude du français, comme il aurait été conseillé dernièrement à leurs joueurs de le faire.

Paraît qu’Antoine Vermette et Alexandre Bolduc se seraient transformés en professeurs auprès de leurs coéquipiers.

Trêve de plaisanterie, Maloney et Tippett ne mériteraient pas, du point de vue hockey, d’être mis de côté comme des va-nu-pieds.

Une solution qui arrangerait tout le monde serait que les deux soient récupérés par d’autres organisations.

Après samedi, le Canadien ne sera probablement pas la seule équipe de la Ligue nationale à la recherche d’un nouveau directeur général et d’un nouvel entraîneur en chef.

Il pourrait y avoir aussi des changements à Columbus, à Long Island, à Edmonton et à Calgary.

Il n’est pas dit non plus que les hommes en place à Washington et à Buffalo sont assurés de leurs postes.

La bataille est commencée

En ce qui a trait à Québec, il est facile d’imaginer que les éventuels propriétaires des nouveaux Nordiques rêvent de pouvoir passer Patrick Roy sous le nez de Geoff Molson et Serge Savard.

Les Nordiques ne sont pas encore ressuscités de leurs cendres que la bataille est déjà engagée dans les coulisses. Comme dans le bon vieux temps, ce sera les Rouges contre les Bleus ou les Bleus contre les Rouges, selon l’ordre que vous désirez.

En dehors de la patinoire, le duel n’en sera plus un pour le contrôle du marché de la bière au Québec. Ce sera Bell contre Videotron ou Videotron contre Bell, comme vous le voulez.

Le combat s’annonce mille fois plus féroce que celui ayant opposé Molson contre O’Keefe. On parle du vaste monde des multiplateformes dans les médias et communications.

Ça va être démentiel !

En matière de représentativité québécoise, le bassin de joueurs a beau avoir diminué, on peut s’attendre à ce que les Rouges et les Bleus se battent pour le moindre joueur capable de jouer dans la LNH estampé de la fleur de lys.

Pour avoir joué à l’époque de la rivalité entre le Canadien et les Nordiques, Maloney et Tippett sont sûrement au courant de l’histoire, même s’ils n’ont pas porté les couleurs des deux équipes.

Chapeau, messieurs

Quand on regarde le travail de ces deux-là à Phoenix, il faut s’incliner. Les Coyotes vivent sur le respirateur depuis trois ans, mais ils ont été au plus fort de la course aux séries à chaque année.

Bien mieux que ça, à sa première saison derrière le banc en remplacement de Wayne Gretzky (2009-2010), Tippett a mené l’équipe au quatrième rang de l’Association de l’Ouest en vertu d’une récolte de 107 points.

Ses succès lui ont valu le trophée Jack Adams remis à l’entraîneur de l’année.

De son côté, Maloney a été fait premier lauréat du titre de directeur général de l’année.

La saison dernière, les Coyotes ont terminé au sixième échelon dans l’Ouest avec 99 points et, avec 91 points en ce moment, ils sont au cœur de la lutte pour le championnat de la division Pacifique et pour les deux dernières places donnant accès aux séries.

Tout ça dans un climat d’incertitude et de rumeurs incessantes et devant des gradins inoccupés aux trois quarts.

D’accord, les Coyotes ne sont pas allés plus loin qu’en première ronde dans les séries, mais dans une association où c’est vraiment un exploit d’y participer et considérant la force des équipes du peloton de tête, il faut le faire !

Les Expos du hockey

En ce sens, les Coyotes sont au hockey ce que les Expos ont été au baseball.

Comme le faisaient les Murray Cooke, Bill Stoneman, Dave Dombrowski et Kevin Malone, Maloney sort des lapins de son chapeau en embauchant des joueurs dont les autres ne veulent pas et en effectuant de bons choix au repêchage.

Cette saison, Mike Smith a fait oublier Ilya Bryzgalov devant le filet.

À bientôt 40 ans, Ray Whitney connaît l’une des saisons les plus productives de sa carrière.

Radim Vrbata, un ancien de la Ligue junior majeur du Québec, s’est retrouvé depuis qu’il est de retour à Phoenix.

Le défenseur Keith Yandle, plus haut salarié de l’équipe avec un salaire de 5,25 M $, est un 105e choix au repêchage.

Son coéquipier Olivier Ekman-Larsson, repêché sixième en 2009, n’a disputé qu’une quinzaine de matchs dans la Ligue américaine avant de faire le saut avec le grand club.

Ça fait déjà une bonne base à la défense pour Québec !

 

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