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Tourisme | Québec

Une croix sur le TGV?

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Le modèle européen d’un train à grande vitesse doit être écarté au Québec, puisqu’il est trop coûteux et présente beaucoup d’obstacles environnementaux qui l’empêchent de devenir une réalité.

C’est l’opinion de John Parisella, qui a notamment été délégué du Québec à New York jusqu’à l’an dernier. Invité par le maire de Québec mardi pour s’adresser aux représentants de l’industrie touristique, M. Parisella a déclaré qu’il est préférable de songer à une liaison ferroviaire « hybride », qui partage les rails entre les passagers et les marchandises.

L’ex-haut gestionnaire du gouvernement libéral soutient qu’un projet de train à grande vitesse avec des rails dédiés entre Québec et Windsor ne ralliera jamais le gouvernement canadien avec une estimation de plus de 20 milliards de dollars. Bref, le modèle de TGV, comme en Europe, doit être oublié, selon lui.

« Si votre but, c’est d’avoir un système à l’européenne, je pense que les obstacles seront excessivement grands », prévient-il.

Acela

M. Parisella propose une technologie semblable à l’Acela, présentement offerte entre Boston et Washington. Elle est hybride avec des marchandises. Les trains de passagers ont priorité aux heures de pointe et la vitesse peut atteindre 250 km/h. « C’est notamment proposé par Bombardier. Comme vision pour la liaison Québec - Windsor, c’est l’idéal », propose M. Parisella.

« Si on est capable d’avoir quelque chose de semblable entre Québec, Montréal et Toronto, ça désengorgera les routes. Les gens prendront le train à la nord-américaine plutôt qu’à l’européenne », dit-il.

Le High Line

D’ailleurs, le train est l’une des seules choses qui manquent au développement touristique de Québec, soutient John Parisella, qui considère que la ville n’a rien à envier à New York pour attirer les étrangers.

La promenade Samuel-De Champlain, qui sera prolongée au coût de 100 millions de dollars, se compare avantageusement avec la High Line, la voie ferrée aérienne de New York abandonnée en 1980 qui a été transformée en parc urbain ouvert au public depuis deux ans.

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